Lewis Hamilton a pris un gros coup sur la tête, samedi après-midi à Monza. Et au moral, puisqu'à l'entendre il ne compte pas l'emporter dimanche dans le Grand Prix d'Italie. Donc battre son concurrent pour le titre, Max Verstappen, non pas vainqueur mais grand gagnant de la course sprint de qualification.
Le film de la course sprint
Deuxième sur la grille, le Britannique a réalisé un départ médiocre qui l'a condamné à faire la course derrière son coéquipier Valtteri Bottas, le plus rapide de la qualification vendredi, le Néerlandais de Red Bull, et les McLaren de Daniel Ricciardo et Lando Norris. Sur ce circuit ultra rapide requérant de faible appui, son DRS lui a donné un surcroît de 15 km/h en vitesse de pointe, sans jamais pouvoir attaquer son jeune compatriote de Woking.
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Hors du top 3 bénéficiaire de respectivement 3, 2 et 1 points, il a cédé deux points supplémentaires au Batave, désormais leader du Championnat du monde avec cinq longueurs d'avance sur lui.
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C'était le plan et Hamilton l'a gâché d'emblée

"Tout a commencé par un mauvais départ, a-t-il raconté à Sky Sports. Nous avons perdu beaucoup de points aujourd'hui. Nous avons aussi sous-estimé les pneus 'tendre' et la façon dont il se comporteraient. Il va maintenant falloir que je trouve comment passer les McLaren dimanche. J'essaierai de limiter les dégâts."
C'est le monde à l'envers, effectivement. Mercedes se pâmait de rouler à Monza, et Red Bull regardait dans ses rétroviseurs, obsédé par la menace McLaren, à juste titre. L'équipe dirigée par Toto Wolff n'avait réussi qu'une partie de sa mission, vendredi : Valtteri Bottas avait signé le meilleur tour de la qualification, avec l'assurance de partir du fond de grille suite à un changement de moteur taxé de "stratégique". Mais samedi, il devait rendre un dernier service : offrir sa victoire à son coéquipier et surtout les trois points l'accompagnant.
C'était le plan et Lewis Hamilton l'a gâché d'emblée. Qualifié deuxième, sur la partie sale de la piste, il n'avait jamais pu prendre l'aspiration de son coéquipier, ni rivaliser avec les monoplaces autour de lui. La Red Bul n°33 lui a filé sous le nez, ainsi que les machines oranges de Woking.
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"Nous pourrions lâcher dix points sur l'ensemble du week-end"

"Tout le monde a vu la vitesse de la Red Bull, a soupiré le septuple champion du monde, qui avait déjà signalé, sous le coup de la défaite, l'étrange compétitivité du Honda au démarrage et dans les premiers tours du Grand Prix des Pays-Bas, dimanche dernier. Je ne sais pas s'il était plus rapide que Valtteri, mais il était pour le moins très rapide et il va partir de la pole position. Ce devrait donc être une victoire facile pour lui."
Fort de cinq victoires dans le "Temple de la vitesse" de 2014 à 2018 avant l'intermède Charles Leclerc (Ferrari) en 2019 et Pierre Gasly (AlphaTauri) en 2020, Mercedes était persuadé de reprendre la main cette année, en vertu des qualités de la W12 par rapport à la RB16B. Désormais, même Toto Wolff n'y croit plus.
"Max a marqué deux points, et Lewis aucun, et il partira de la pole position. Nous pourrions donc lâcher dix points sur l'ensemble du week-end (ndlr : 2 en course sprint et 8 en course avec le point du meilleur tour)", craint le directeur d'équipe autrichien.
Une victoire de Red Bull serait bel et bien un retournement de situation, et une fin de série. Aucun pilote de Milton Keynes n'est en effet parvenu à monter sur le podium depuis le triomphe de Sebastian Vettel en 2013.
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