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Hamilton et Mercedes entendent remettre les pendules à l'heure

Hamilton et Mercedes entendent remettre les pendules à l'heure
Par AFP

Le 05/04/2018 à 16:20Mis à jour Le 05/04/2018 à 16:21

GRAND PRIX DE BAHREIN - La victoire manquée à Melbourne à cause d'une erreur d'estimation de son équipe, Lewis Hamilton (Mercedes) veut montrer à Sakhir sa supériorité sur les Ferrari.

Après s'être vu souffler une victoire qui leur tendait les bras par Sebastian Vettel et Ferrari, Lewis Hamilton et Mercedes entendent prouver qu'ils sont bien les favoris pour 2018 lors du Grand Prix de Bahreïn, 2e manche du Championnat du monde de Formule 1, dimanche. En Australie il y a deux semaines, le Britannique avait vu - à la grande surprise de son équipe - l'Allemand lui rafler la première place après un arrêt au stand sous régime de voiture de sécurité virtuelle.

L'écurie allemande a reconnu une erreur de calcul. "De retour à l'usine, nous avons fait ce que nous faisons toujours après un week-end difficile. Nous avons fait en sorte de comprendre ce qui n'a pas fonctionné et avons mis un dispositif en place pour s'assurer de ne pas voir le problème se reproduire dans le futur", annonce Toto Wolff, le patron des Gris.

Son équipe et sa star auront à coeur de frapper de nouveau un grand coup pour rappeler leur statut, comme lors des qualifications à Melbourne, où Hamilton avait signé un tour magistral pour s'adjuger la pole. "Nous pouvons gagner cette course, clame d'ailleurs le Britannique, qui avait déjà vu Vettel s'imposer dans le GP inaugural ainsi qu'à Bahreïn l'an dernier. Nous avons toujours une fantastique voiture, nous sommes les champions du monde en titre et, avec quelques ajustements, nous pouvons l'emporter."

Lewis Hamilton (Mercedes) au Grand Prix d'Australie 2018

"Nous savions que ça serait serré cette année. Il y aura des hauts et des bas", poursuit le pilote de 33 ans, qui vise, comme son rival allemand, un cinquième titre mondial pour égaler Juan Manuel Fangio. "Ferrari était très rapide en ligne droite à Melbourne et ils vont l'être encore, laissez moi vous le dire," insiste-t-il. "A la régulière, Lewis aurait gagné" en Australie, soulignait-on il y a quinze jours dans le garage Mercedes, où certains avancent que "c'est la meilleure chose qui pouvait lui arriver. Là, il va être vexé, alors que gagner facilement d'entrée aurait pu l'endormir."

Crépuscule

On a coutume de dire qu'il ne faut pas tirer trop de conclusions du premier GP de la saison. On attend donc confirmation des changements de hiérarchie qui s'esquissent derrière Mercedes, Ferrari et Red Bull, que ce soit les progrès de Haas, McLaren et Sauber, les difficultés de Force India et Williams ou le niveau réel du moteur Honda, qui équipe désormais Toro Rosso.

Avec ses grands dégagements, le GP de Bahreïn promet plus d'affrontements en piste qu'en Australie. Mais l'épreuve, l'une des trois (sur vingt-un) à être disputées au crépuscule, n'est pas dépourvue de challenges. Les pilotes et leurs équipes ne disposent que d'une séance d'essais dans les conditions des qualifications et de la course (la deuxième) pour trouver les bons réglages.

Il faut en outre composer avec les températures qui dépassent en journée les 30 degrés mais baissent rapidement pendant la course, et le vent qui charrie sur la piste le sable du désert environnant. Autant de facteurs de dégradation accrue des pneumatiques et d'usure des moteurs et des freins.

Hors piste, les propriétaires américains de la F1, Liberty Media, et la Fédération internationale de l'automobile (FIA) doivent présenter aux équipes une version plus détaillée de leur projet de règlement moteur pour 2021. La version initiale, dévoilée en fin d'année dernière, avait fait grincer des dents chez Ferrari et Mercedes notamment.

Lewis Hamilton (Mercedes) sur la piste de Sakhir lors du Grand Prix de Bahreïn 2017

Lewis Hamilton (Mercedes) sur la piste de Sakhir lors du Grand Prix de Bahreïn 2017Getty Images

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