Getty Images

Vettel (Ferrari) l'emporte devant Bottas et Hamilton (Mercedes), Gasly (Toro Rosso) 4e

Vettel régale, Gasly rigole

Le 08/04/2018 à 18:46Mis à jour Le 08/04/2018 à 20:22

GRAND PRIX DE BAHREÏN - Sebastian Vettel (Ferrari) a remporté la 2e manche du Mondial, dimanche sur le circuit de Sakhir à Manama, en résistant au retour de Valtteri Bottas (Mercedes). Parti neuvième, Lewis Hamilton (Mercedes) a fini troisième. Les Red Bull out et Räikkönen éliminé lors d'un accident au stand, le Français Pierre Gasly (Toro Rosso) a signé un exploit en finissant 4e.

Cette fois, Sebastian Vettel (Ferrari) n’a pas eu besoin du petit coup de pouce du destin, ni même d’une voiture de sécurité virtuelle. Avec le cœur bien accroché pour résister à Valtteri Bottas (Mercedes) dans les derniers tours malgré des pneumatiques à l’agonie, le quadruple champion du monde a dominé le Grand Prix de Bahreïn, ce dimanche. Malgré une tentative stratégique, Lewis Hamilton (Mercedes) a dû se contenter du troisième rang devant Pierre Gasly (Toro Rosso), auteur d’une course héroïque.

A Melbourne, l’Allemand avait martelé qu’il préférerait ramer le samedi et rire le dimanche. A Sakhir, il a rappelé qu’il était aussi capable de régner sur l’ensemble d’un week-end. Impérial en qualification, le leader de la Scuderia a aussi régné sur la course, et relevé tous les défis stratégiques que Mercedes lui a proposés. Hamilton élancé depuis le neuvième rang avec des pneus "tendre" mais capable de s’installer au quatrième rang dès le huitième tour, l’écurie allemande a très vite conforté son idée d’un plan de course à un arrêt.

Vettel, lui, a longtemps conservé son plan initial à deux stops, anticipant même un éventuel undercut de Bottas au 18e tour pour éviter de klaxonner derrière le Finlandais et s’épargner la menace britannique. En optant pour cette sécurité, le pilote d’Heppenheim a immédiatement programmé une fin de course à risques : deux tours plus tard, Bottas a chaussé des mediums, plutôt performant sur le tracé abrasif de Sakhir, mais à la durée de vie bien plus étendue.

Sebastian Vettel (Ferrari) au Grand Prix de Bahreïn 2018

Sebastian Vettel (Ferrari) au Grand Prix de Bahreïn 2018Ferrari S.p.A.

Au 56e tour, Bottas a pu activer son DRS

Hamilton dans l’incapacité de contenir son rival plus d’un tour, la superstar de Stevenage a fait une croix sur la gagne. Mais la panique a emporté le box de la Scuderia lorsqu’au 36e tour, au moment du second arrêt de Räikkönen, son mécanicien a mal serré la roue arrière gauche de la monoplace. Malgré cela, le Cheval Cabré a commis l’irréparable : le Finlandais a été renvoyé en piste avant d’être rappelé, emportant dans cette faillite l’un de ses techniciens, transporté à l’hôpital dans la foulée, et souffrant d’une double fracture tibia-péroné.

Dans l’inquiétude, Ferrari n’a alors pas été en mesure d’organiser le deuxième passage aux stands de son leader. Il était, de toute façon, trop tard. L’écart le séparant de Bottas n’était pas assez important. Malgré l’effondrement de ses pneumatiques à cinq tours de la fin et un avantage de six secondes qui a fondu comme neige au soleil, Vettel a résisté, tant bien que mal, alors que son poursuivant a réussi à entrer dans la zone DRS à la 56e des 57 boucles. Il n’en fallait pas une de plus : sur la ligne, 0’’699 ont séparé la Rossa de la Flèche d’Argent.

Gasly, lui, a donné l'impression qu'il aurait encore pu rouler une éternité, seul sur sa planète, tranquillement installé derrière les cadors, et plus jamais inquiété après avoir résisté à Kevin Magnussen (Haas) en début de course. Malgré un moteur Honda douteux et l'infime expérience qu'il a accumulée lors de ses six premiers grands prix en Formule 1, le Rouennais a décroché une quatrième place en forme de victoire. Esteban Ocon (Force India), s'est contenté d'une dixième place aux allures de soulagement. Romain Grosjean (Haas), 15e, a bouclé, le flanc gauche de sa monoplace en vrac, un week-end de doutes.

0
0