La note : 4/5

Preuve une fois de plus que la stratégie, lorsqu'elle ne consiste pas à se calquer sur son rival, peut dynamiser une course et apporter un vainqueur brillant, ce que Lewis Hamilton (Mercedes) a su être. Le tout relevé par un duel de haute volée et un respect des règles de la piste de la part de Max Verstappen qui nous a montré un homme nouveau.
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Le vainqueur : Lewis Hamilton (Mercedes)

L'une des plus grandes victoires tactiques du Britannique, qui a stoppé très tôt (15e tour) pour révéler l'insoupçonnable : le type "dur" de Pirelli était plus rapide que le "medium". C'est effectivement incroyable de se dire qu'il a choisi cette option alors que l'arrière de sa voiture était précisément instable, et que des pneus "dur" ne pouvaient a priori qu'aggraver les choses.
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Pour finir, sa résistance à Max Verstappen (Red Bull) fut remarquable, et d'une loyauté totale. "J'ai dû lutter jusqu'au bout avec l'arrière de ma voiture et mes pneus arrière, qui avaient peut-être huit tours ou quelque chose comme ça de plus que ceux de Max, a-t-il dit. A dix tours de la fin, je savais qu'il allait me rattraper. Je me disais que ça allait être presque impossible de le garder derrière, ce qui en effet a été le cas jusqu'à l'incident du virage 4."
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Le battu : Max Verstappen (Red Bull)

Red Bull est sûrement en train d'évaluer le temps que lui a coûté son problème de différentiel dès le début de course, mais le Néerlandais a vu ce que cela donnait de mener une course et d'être à la merci de son poursuivant, qui l'a facilement pris à revers en déclenchant les hostilités au stand. Son équipe n'avait pas non plus soupçonné que les "dur" fonctionnaient mieux sur la Mercedes que les "medium" sur sa RB16B.
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Il lui en a coûté, mais le Batave a obtempéré lorsque Christian Horner lui a ordonné de restituer la première place à Lewis Hamilton. Une preuve de maturité nouvelle.

Le remonté : Sergio Pérez (Red Bull)

On savait que le Mexicain avait un gros mental. Après son loupé en Q2, il a dû partir des stands suite à un souci technique dans le tour de formation. De ses trois arrêts, son premier a été "gratuit" puisqu'il a profité de la neutralisation suite à l'accident de Nikita Mazepin (Haas) pour rentrer.
Le point de départ d'une superbe remonté jusqu'à la cinquième place, ce n'est pas Charles Leclerc (Ferrari) qui dira le contraire.

Le pit crew : Red Bull

L'écurie autrichienne est repartie sur les bases de ses dernières années en réalisant pour Max Verstappen le pit stop le plus rapide, en 1"93.

Le débutant : Yuki Tsunoda (AlphaTauri)

Classé neuvième, il est le premier rookie à scorer depuis Lando Norris (McLaren) au Grand Prix du Brésil 2019 et le premier Japonais depuis Kamiu Kobayashi, toujours à Sao Paulo, en 2012.

Le bonus : Lando Norris (McLaren)

Un début de course agressif : il a taxé d'entrée son nouveau coéquipier, Daniel Ricciardo, puis il a mis dans ses rétroviseurs Charles Leclerc (Ferrari) et Carlos Sainz (Ferrari) pour finir.

Le tweet qui libère

Le malus : Sebastian Vettel (Aston Martin)

On espère ne pas avoir vu le vrai Vettel à Sakhir. Pas à l'aise aux essais et finalement piégé par un drapeau jaune en Q1, le quadruple champion du monde a percuté Esteban Ocon (Alpine) sur un freinage à mi-course et n'a pas vraiment fructifié sa stratégie à un arrêt de la dernière place.

Les 3 chiffres de Lewis Hamilton : 15, 300, 5112

  • 15e année de suite avec au moins une victoire, record de Michael Schumacher égalé
  • 5112e tour en tête au 42e tour, moment où le record de Michael Schumacher est tombé
  • LH44 auteur de la 300e victoire d'un Britannique

La déclaration : Toto Wolff (Mercedes)

"Si quelqu'un avait dit ça avant, je ne l'aurais pas cru. Si on est 100% honnête avec soi-même, on manque encore de vitesse en qualification. Aujourd'hui, on était compétitif et la stratégie a fait toute la différence. Nous avons pris une décision audacieuse en prenant position en tête. Et puis, à la fin, les dieux ont été avec nous. Bahreïn n'a jamais été la course la plus favorable à Red Bull et ils n'y ont jamais été traditionallement les plus rapides. Après cette journée, je n'ai aucun doute sur le fait qu'ils vont être extrêmement difficile à battre en 2021.
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