Chez Ferrari, on n'a pas eu le sentiment d'avoir profité de ce Grand Prix de France pour refaire une partie du retard sur Mercedes. L'équipe a testé des pièces comme un nouveau fond plat, vendredi, sans les garder. Mattia Binotto, qui cumule les rôles de directeur d'équipe et directeur technique, a indiqué que les problèmes rencontrés dans le développement de la SF90 n'étaient pas dû à un souci de corrélation avec les données enregistrées en soufflerie. En clair, le passage des nouvelles pièces de l'usine à la piste est parfois décevant, sans raison apparente.
Voilà pourquoi Charles Leclerc et Sebastien Vettel se sont lancés sans grandes illusions dans cette huitième manche de la saison. Qualifié troisième, le Monégasque a fini à cette place, à 18 secondes du vainqueur Lewis Hamilton (Mercedes), non sans avoir fondu sur un Valterri Bottas en mode relâché en fin de parcours.
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"Les Mercedes peuvent aller plus vite quand elles le veulent"

"J'ai tout donné, a-t-il dit, satisfait de son deuxième podium consécutif. La première partie était bien mais les Mercedes étaient juste trop rapides. Pour la deuxième (ndlr : après son passage au stand), il fallait surtout gérer les pneus et nous avons fait du bon boulot sur ce plan. Vers la fin, j'ai rattrapé Valtteri et j'aurais pu le dépasser mais il n'y a pas eu assez de temps."
Quand à l'Allemand, il a eu du mal à s'extraire de sa septième place sur la grille pour rallier l'arrivée au cinquième rang, à 1'02". Il est en effet passé à l'attaque au 5e des 53 tours pour doubler la McLaren de Lando Norris puis celle, deux boucles plus tard, de son coéquipier Carlos Sainz.
Disposant d'une marge confortable sur l'Espagnol, il est rentré passer des "tendre" à deux tours de la fin pour ravir à Lewis Hamilton (Mercedes) le point du meilleur tour. "Nous devions tenter le record du tour, a-t-il expliqué. Cela fait au moins un point de plus car je ne pense pas que nous aurions pu nous battre pour la quatrième place (ndlr : de Max Verstappen). C'était une course un peu solitaire, je me suis battu au début avec les McLaren. Je me suis beaucoup dépensé, mais loin de la tête de la course. Les Mercedes peuvent aller plus vite quand elles le veulent et cela montre que nous avons encore beaucoup de travail. Nous devons nous rapprocher pour les mettre sous pression."
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