Une nouvelle erreur sortie de nulle part chez Mercedes ? Après l'affaire de la roue impossible à démonter lors du pit stop de Valtteri Bottas à Monaco et le bouton dit "magique" transformé en bouton tragique sur le volant de Lewis Hamilton à Bakou, l'écurie septuple champion du monde s'est-elle tirée une balle dans le pied en décidant d'échanger les châssis de ses pilotes au Castellet ? C'est l'impression qui ressort des deux premiers jours d'essais du Grand Prix de France, et spécialement de la qualification soldée par le deuxième temps du Britannique et du troisième du Finlandais, à respectivement 0"258 et 0"386 du poleman, Max Verstappen (Red Bull).
Le film de la qualification
Alors qu'il se plaignait d'un "loup", comme on dit dans le jargon, sur sa W12 depuis le début de la saison, le Finlandais a trouvé une machine à son goût dès sa mise en action sur le tracé provençal, vendredi. En parfait contraste avec les sensations du Britannique, pas du tout en phase avec son bolide.
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Des réglages dans l'impasse

"C'est un week-end très, très dur, mentalement, à juste essayer de mettre la voiture en phase", a commencé par expliquer le septuple champion du monde au micro de Paul di Resta, l'ancien pilote de Formule 1 qui a recueilli les commentaires à chaud des premiers de la séance. Assommé par l'écart le séparant de son rival pour le titre, l'Anglais a étrangement tenu les propos qu'il avaient eus il y a deux semaines plus tôt à Bakou, où il ne parvenait pas la mettre les pneus en température.
Sauf qu'entre temps, Pirelli a opéré un changement d'ampleur, défavorable à sa Mercedes, en imposant de remonter les pressions de ses pneus, afin d'éviter de nouvelles explosions en course. "Les pressions sont plus élevées qu'avant et nous glissons partout", avait-t-il déploré vendredi soir. "Vous ne vous imaginez pas la somme de changements que nous avons faits depuis les essais libres 1, en tournant autour de nous-mêmes... On dirait un chat qui court après sa queue pour finir par revenir à des réglages similaires à ceux du départ. Globalement, j'ai été mécontent dans la voiture tout le week-end", a-t-il complété ce samedi.
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"Nous adorons la bagarre !"

Le plus inquiétant pour lui est qu'il ne voit pas de façon de s'en sortir dimanche face à Max Verstappen, hormis un coup de stratégie qui lui permettrait d'inverser la tendance comme à Sakhir, Portimao ou Montmelo.
"Bravo à Max !, s'est exclamé le poleman et vainqueur du Grand Prix de France en 2018 et 2019. Ils (Red Bull) ont fait un boulot incroyable ce week-end et ils sont incroyablement rapides. Ils ont un nouveau moteur et ils sont rapides en ligne droite." Après Mercedes, qui avait déployé de nouvelles unités de puissance à Bakou, c'était effectivement au tour de Honda de régénérer la puissance de ses Red Bull ce week-end, avec de nouveaux V6, turbos, et récupérateurs d'énergie MGU-H (au niveau du moteur) et MGU-K (freins).
"On passe beaucoup de temps dans les lignes droites, a-t-il repris. La course dépend de nous et nous adorons la bagarre ! Nous allons continuer d'attaquer et de nous battre. J'ai dit qu'aux essais nous avions du mal. Sur long run, ils sont un ou deux dixièmes plus rapides que nous, mais la voiture est dans d'autres disposition à présent. J'ai donc bon espoir. Nous aurons une stratégie intéressante à déployer."
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