La note : 4/5

C'est parti dans tous les sens dès le départ et la plus grande victoire de la Formule 1 est le fait que Guanyu Zhou (Alfa Romeo) ait survécu à son crash. Pour le reste, les rebondissements n'ont pas manqué, entre les soucis de Max Verstappen (Red Bull), les bisbilles chez Ferrari et le génie de Lewis Hamilton (Mercedes).
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Le vainqueur : Carlos Sainz (Ferrari)

On ne veut pas faire les difficiles, mais l'Espagnol a bénéficié de tout un tas de circonstances pour réussir à monter sur la plus haute marche, au bout de 150 Grands Prix en Formule 1. Mal parti la première fois, il aurait pu dire une fois de plus adieu à la victoire. Et sa sortie de piste fautive du 9e tour était oubliée trois tours plus tard, avec la crevaison imaginaire de Max Verstappen (Red Bull). Et puis, le muret lui a donné un incroyable coup de pouce en le faisant rentrer sous régime de voiture de sécurité, et pas son coéquipier.

Le grand déçu : Charles Leclerc (Ferrari)

Une nouvelle défaite insensée pour le Monégasque dont la Scuderia s'est fait la spécialité. Pourquoi avoir refusé une consigne d'équipe au profit de Charles Leclerc, bouchonné par Carlos Sainz autour du premier pit stop ? Quand l'inversion a été décidée au 31e tour, il avait déjà perdu beaucoup de temps. Et pourquoi avoir fait rentrer l'Espagnol plutôt que le Monégasque au 40e passage, alors que c'est généralement le pilote leader qui a la priorité pendant une neutralisation ?
A Monaco, Ferrari avait manqué de réactivité et fait rentrer "Charlot" trop tard. A Silverstone, elle a fait passer les intérêts de son pilote n°2 au détriment de celui qu'elle a pourtant désigné comme son futur champion du monde. A ce tarif-là, on ne voit même pas quand. Du moins pas cette année.

L'artiste : Lewis Hamilton (Mercedes)

Quel brio ! On a retrouvé "King Lewis" dans ses œuvres, boosté par une W13 redoutable avec sa hauteur de caisse rasant le sol. Son double dépassement sur Charles Leclerc (Ferrari) et Sergio Pérez (Red Bull) a été un grand moment, et on ne se lassera jamais de la réaction de la foule à ses exploits.

Le pilote enfin récompensé : Mick Schumacher (Haas)

"C'est tout simplement merveilleux (...) Décrocher des points dans une telle course, c'est évidemment spécial", a réagi l'Allemand, pour la première fois dans les points en 31 courses. Franchement, cette huitième place tombe au bon moment. Bild a fait circuler l'info avant le week-end comme quoi son patron Günther Steiner exigeait des points avant la pause estivale, sans quoi il le remercierait. Le fils du septuple champion du monde Michael Schumacher a profité des abandons (6 concurrents partis devant lui) en pagaille pour aller chercher la huitième place. Une sorte de justice après la septième place qui lui avait échappée à Montréal à cause d'une casse.

Le gaffeur : Yuki Tsunoda (AlphaTauri)

Souvent moyen, rarement excellent, parfois mauvais, le Japonais pilotait dans la pire catégorie ce dimanche. Logiquement pénalisé de 5 secondes pour son attaque optimiste sur son coéquipier Pierre Gasly, qui a conduit à son abandon. Comment mettre à la poubelle une double arrivée dans les points…

Le bonus : la sécurité

Guanyu Zhou est sorti vivant d'un crash-test grandeur nature, la tête à l'envers sur des centaines de mètres, l'Alfa Romeo en surf sur le Halo. "Nous avons encore eu la preuve que le Halo est l'une des plus grandes innovations en Formule 1", a résumé Valtteri Bottas (Alfa Romeo).
"C'était un gros accident et je suis ravi d'aller bien, a réagi Guanyu Zhou, après sa sortie d'hôpital. Les commissaires et l'équipe médicale ont été fantastiques dans leur réponse rapide, et je dois aussi remercier la FIA et la Formule 1 pour le travail effectué. Le Halo m'a sauvé la vie."
"Il va bien et il est en bon pour courir en Autriche la semaine prochaine", a précisé Frédéric Vasseur, le directeur d'équipe.

Le malus : Esteban Ocon (Alpine)

Alpine avait eu le temps de réparer les dégâts du contact avec la Williams en perdition d'Alexander Albon au départ, mais une "défaillance supposée de sa pompe à essence" l'a stoppé net au 38e passage. Dommage car il venait de passer Max Verstappen (Red Bull) pour P7, et il y avait de quoi compléter la belle cinquième place de Fernando Alonso.

Le record : 92.683

L'inoxydable espagnol s'est emparé du record de la plus grande distance parcourue en carrière en battant les 92,596 km de Kimi Räikkönen avec 92.683 km au compteur

La déclaration : Lewis Hamilton (Mercedes)

On se serait cru dans une course de kart.
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