Getty Images

Gasly, Renault, Haas : ils sont attendus au tournant au Hungaroring

Gasly, Renault, Haas : ils sont attendus au tournant au Hungaroring
Par AFP

Le 01/08/2019 à 19:45Mis à jour Le 02/08/2019 à 00:37

GRAND PRIX DE HONGRIE - Pierre Gasly, Renault en reconquête et les soucis chez Haas : ceux et ce qu'il faudra surveiller lors de la 12e manche du Championnat du monde de Formule 1, de vendredi à dimanche sur le Hungaroring à Budapest

La chasse au baquet de Gasly

Parmi les baquets les plus convoités à l'heure actuelle figure celui de Pierre Gasly, qui pour sa première saison chez Red Bull ne donne pas encore satisfaction. Logiquement, les pilotes de l'écurie soeur Toro Rosso sont sur les rangs. Troisième en Allemagne, quand le Français a abandonné après un accrochage, Daniil Kvyat a lâché qu'il était "prêt pour reproduire ce genre de performance de façon régulière", sous-entendu chez Red Bull.

Face à la presse jeudi, le Russe a joué la carte de l'humilité : "Sur le long terme, je veux me battre pour des podiums et des victoires. Mais, pour le moment, je pilote pour Toro Rosso et c'est la direction de Red Bull qui prendra les grandes décisions dans le futur."

Or l'un des pontes de l'écurie autrichienne, Helmut Marko, l'a assuré à Motorsport.com : "Nous ne changerons pas nos pilotes en cours de saison". Gasly a donc un répit pour prouver qu'il peut régulièrement faire aussi bien ou mieux que sa 4e place en Grande-Bretagne mi-juillet. "Je suis sûr que je peux marquer plus de points pendant la deuxième partie de saison", affirme le pilote de 23 ans.

Pierre Gasly (Red Bull) au Grand Prix d'Allemagne 2019

Pierre Gasly (Red Bull) au Grand Prix d'Allemagne 2019Getty Images

Renault et ses regrets

Le GP d'Allemagne, à l'issue duquel Kvyat a offert à Toro Rosso le premier podium pour une équipe de milieu de tableau depuis le Mexicain Sergio Pérez (Force India) en Azerbaïdjan l'an dernier, a laissé un "goût amer" à Renault. L'Australien Daniel Ricciardo a abandonné le premier, victime d'un problème d'échappement alors qu'il était 12e au 14e tour, suivi de Nico Hülkenberg, sorti de piste alors qu'il était 4e au 40e tour.

"Ca fait toujours mal", a confié jeudi l'Allemand, qui détient le record de GP sans podium (167). S'il assure ne pas se préoccuper de ce nombre, Hülkenberg ajoute tout de même : "Je crois que l'on crée sa propre chance et je ne suis pas très bon pour ça..."

L'écurie française, désormais 6e constructeur avec 39 points (contre 70 pour McLaren, 4e, 42 pour Toro Rosso, 5e, et 31 pour Racing Point, 7e) s'éloigne de la 4e place qu'elle vise. "Le Championnat est ouvert et, clairement, il nous faut marquer de gros points en Hongrie pour rester dans la course", exhorte le "team principal" Cyril Abiteboul.

Cyril Abiteboul (Renault) au Grand Prix d'Allemagne 2019

Cyril Abiteboul (Renault) au Grand Prix d'Allemagne 2019Getty Images

Haas et ses sempiternels casse-têtes

Pour Haas, les week-ends se suivent et se ressemblent. Malgré les remontrances de leur "team principal" Guenther Steiner, les pilotes Romain Grosjean et Kevin Magnussen se sont encore touchés lors du GP d'Allemagne, pour la troisième fois cette saison. "Ca n'est même plus une déception", commente Steiner. "A ce point, vous êtes juste heureux qu'il n'y ait pas de dommages sur les voitures."

Si les pilotes minimisent, assurant qu'ils n'ont pas de mauvaises intentions et que leurs relations hors piste sont toujours bonnes, le "boss" envisage d'imposer des consignes d'équipe pour y remédier. "Peut-être que ça se termine en leur disant ce qu'ils peuvent faire ou non quand ils sont proches l'un de l'autre", avance-t-il.

Pour la troisième course consécutive, les deux hommes ont en main des monoplaces différentes : à Grosjean la version du début de saison, à Magnussen la plus récente. L'objectif: comparer leurs données pour comprendre pourquoi la voiture actuelle est rapide sur un tour mais pas en course. "Cela s'éclaircit", assure Steiner.

La revanche d'Alfa Romeo

Initialement 7e et 8e à Hockenheim, les Alfa Romeo du Finlandais Kimi Räikkönen et de l'Italien Antonio Giovinazzi ont écopé de pénalités pour des irrégularités au départ qui les ont rétrogradés en 12e et 13e positions au classement final. L'écurie attend désormais le résultat de l'appel déposé mercredi.

A court terme, elle espère, à l'image du patron Frédéric Vasseur, "capitaliser sur ce rythme en Hongrie, marquer autant de points que possible et s'assurer d'aborder la trêve estivale (jusqu'au GP de Belgique du 30 août au 1er septembre, ndlr) avec un élan positif".

Les arrêts aux stands de Red Bull

Deux GP de suite, Red Bull a amélioré le record de vitesse pour un arrêt aux stands, en 1 sec 91/100 en Grande-Bretagne, puis en 1 sec 88/100 en Allemagne. Le précédent record de 1 sec 92/100 avait été signé par l'écurie autrichienne en 2013 (au GP des Etats-Unis) et Williams en 2016 (au GP d'Europe, en Azerbaïdjan). La marque peut-elle encore être abaissée ? Et si oui, de combien de centièmes ?

Pit stop Pierre Gasly Red Bull
0
0