Getty Images

Verstappen : "Les gens vont arrêter de me poser cette question !"

Verstappen : "Les gens vont arrêter de me poser cette question !"

Le 03/08/2019 à 20:18Mis à jour Le 04/08/2019 à 11:17

GRAND PRIX DE HONGRIE - Max Verstappen (Red Bull) a complété son palmarès samedi avec sa première pole position. Un soulagement car on ne va désormais plus lui parler de ce vide qui n'était pas un fardeau pour lui.

Lauréat du Grand Prix d'Espagne en 2016 pour sa première course à bord de la Red Bull, Max Verstappen avait pris d'assaut le Guinness book du haut de ses 18 ans, 7 mois et 15 jours à la rubrique "Plus jeune vainqueur d'un Grand Prix de Formule 1". Le Néerlandais n'avait mis que 24 courses pour atteindre ce but, et même si bien d'autres avaient fait plus vite que lui, on se disait que d'autres records de précocité l'attendaient. Il n'en fut rien.

Fin 2018, le Batave a dû abandonner l'idée de déposséder aussi Sebastian Vettel de sa pole-record du Grand Prix d'Italie 2008, à 21 ans, 2 mois et 11 jours. Et depuis Charles Leclerc (Ferrari) a rejoint la liste des polemen les plus jeunes à la deuxième place fin mars, à Sakhir. Samedi au Hungaroring, Max Verstappen a fait son entrée à la quatrième place, derrière Fernando Alonso et devant Rubens Barrichello.

Un regret de ne pas avoir fait le doublé ? "Non, ça aurait fait une belle histoire pour vous mais ça n'est pas très important. Ça ne va pas m'empêcher de dormir", a-t-il lâché.

Il lui aura donc fallu 93 tentatives pour dominer une séance de qualification, un chemin long et paradoxal étant donné les sept victoires qu'il compte déjà à son palmarès. 93 tentatives, un nombre qui le place aussi en neuvième position parmi les dix pilotes du plateau titulaires d'une pole position. Loin derrière Lewis Hamilton et ses six coups d'essai, et juste devant Daniel Ricciardo, en pole position à sa 94e course.

"Nous avions clairement du retard"

Alors, qu'est-ce que ça lui fait ? "Les gens vont arrêter de me poser cette question !, a-t-il répondu. Franchement, ça n'avait pas une grande importance, je savais que ça allait arriver, ça n'était qu'une question de temps. Et de chance aussi un peu. J'ai également fait quelques erreurs et raté de précédentes occasions d'être en pole. Aujourd'hui nous l'avons fait, j'en suis heureux."

"Mieux vaut tard que jamais !", l'a chambré son patron, Chris Horner, dans son tour de rentrée...

L'important est ailleurs. Cette performance valide sans doute définitivement le passage au moteur Honda, l'hiver dernier. Un vrai pari qu'Adrian Newey, le directeur technique de l'équipe de Milton Keynes, a relevé avec les motoristes japonais. Qui ont placé une de "leur" voiture en tête de grille pour la première fois depuis Melbourne 2006, avec une machine entièrement de leur fabrication.

"Depuis le début du week-end, la voiture semblait très compétitive, mais on se demande toujours un peu comment ça va se passer en qualifications sachant que les Mercedes débloquent un peu de puissance supplémentaire, a souligné le premier Néerlandais auteur d'un pole. Mais nous nous sommes accrochés et la voiture s'est même améliorée au fil de la séance. Je suis vraiment très satisfait, le pilotage était très agréable et nous avons fait les bons choix stratégiques. Je suis aussi très heureux pour l'équipe en voyant à quelle vitesse nous avons renversé la tendance par rapport au début de saison. Nous avions clairement du retard mais nous nous rapprochons significativement. Ce week-end, nous sommes là, c'est une bonne chose."

Après onze pole positions de Mercedes ou Ferrari, il a effectivement remis Red Bull au centre du jeu sur le tour chrono. Mais fidèle à son habitude, il a rappelé là où était l'essentiel : "Décrocher sa première pole position est très sympa mais c'est la course qui compte..."

0
0