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Grand Prix de Monaco

Leclerc : "J'ai demandé à Ferrari s'ils étaient sûrs que ça passerait, je n'ai pas eu de réponse..."

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Charles Leclerc (Ferrari) au Grand Prix de Monaco 2019

Crédit: Getty Images

ParCyril Morin
25/05/2019 à 15:09 | Mis à jour 25/05/2019 à 16:34
@cyrilmourinho

GRAND PRIX DE MONACO - Éliminé dès la Q1 après une grossière erreur stratégique de Ferrari qui a préféré le garder dans les stands après son premier run, Charles Leclerc n’a pas voulu charger la mule médiatiquement sur son écurie. Tout juste a-t-il réclamé des "explications" alors que son week-end à domicile a pris une tournure franchement déprimante.

C’est un ascenseur émotionnel franchement déplaisant qu’ont vécu les ingénieurs de Ferrari, samedi, à Monaco. Il y a d'abord eu une forme de soulagement à la vue du premier temps réalisé sur le gong par Sebastian Vettel en Q1, empêchant l’Allemand de quitter la séances de qualifications la tête basse alors qu’il était hors du coup à deux minutes du terme de cette Q1. Mais au soulagement, c’est la stupéfaction qui a rapidement pris le relais : car dans ce coup de dés, le sacrifié s’appelait Charles Leclerc, 16e temps et éliminé surprise.

Le prodige monégasque, très en forme lors des essais, avait presque tout bien fait jusqu’ici. Finalement assez tranquille, il a vu la Scuderia se concentrer exclusivement sur Vettel, mal en point après avoir touché un rail de sécurité avec son pneu arrière-gauche. Revenu aux stands, le numéro un de Ferrari a vu son écurie s’empresser de faire les réglages nécessaires sur sa monoplace pour lui permettre de repartir à l’attaque.

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Dans le même temps, Leclerc semblait être complètement oublié. Rentré aux stands pour la pesée, le Monégasque a été cloué dans son box par Ferrari, obnubilé par Vettel. Alors qu’il n’était que douzième, avec un petit dixième d’avance sur la 15e place qualificative, Leclerc a suivi son écurie et n’est donc pas ressorti. "J’ai demandé s’ils étaient certains de vouloir me garder dans les stands et que ça passerait, ils m’ont d’abord répondu ‘on croit qu’on est sûr’", a expliqué la victime du jour après coup sur Sky. J’ai demandé à nouveau, je n’ai pas eu de réponse".

Jeter une qualification comme ça, c’est vraiment dommage

Un cafouillage énorme mais surtout ultra-dommageable pour le Monégasque qui se voyait déjà en haut de l’affiche en Principauté, chez lui. Ça ne sera pas pour cette fois… "Honnêtement, je n’ai pas de mots, a-t-il tenté d’expliquer au micro de Canal +. C’est difficile d’accepter. On avait largement la performance pour aller en Q3 au moins. Jeter une qualif’ comme ça c’est vraiment dommage".

Selon lui, la stratégie aurait dû être simple : revenir en piste : "On avait énormément de temps pour ressortir. La pesée n’était pas un problème. On avait toujours de l’essence pour continuer, on devait seulement changer les pneus, fulminait encore le jeune homme. Rien de tout ça n’était un problème. J’ai besoin d’explications".

Dans un tracé qui ne favorise pas historiquement les dépassements, le prodige de la Scuderia partira en 16e position, bien loin des avant-postes qu’il espérait fréquenter. Dès lors, après avoir été sacrifié, le voilà condamné à une course improbable dimanche : "Je vais être obligé de prendre énormément de risques, peut-être même jusqu’à l’accident. Mais nous devons essayer". Histoire d’effacer une stratégie d’écurie qui, course après course, n’en finit plus de se déliter

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