Sebastian Vettel (Red Bull) devra attendre deux semaines de plus devenir le plus jeune double champion du monde de l'histoire de la Formule 1. A l'issue de la 14e des 19 manches du Mondial, qu'il a remportée dimanche en nocturne à Singapour, l'Allemand de 24 ans ne se trouve plus qu'à un point de cette magnifique certitude. A Suzuka, le 9 octobre, il n'aura besoin que d'une 10e place si Jenson Button (McLaren) l'emporte. Tout autre scenario fera de lui le 7e champion du monde couronné sur le mythique circuit nippon, qui a déjà Nelson Piquet (1987), Ayrton Senna (1988, 1990), Alain Prost (1989), Damon Hill (1996), Mika Häikkinen (1998, 1999) et Michael Schumacher (2003). Et si Button gagnait sans que Vettel ne marque, il faudrait que ce cas de figure se répète en Corée du Sud, en Inde, au Brésil et à Abou Dabi.
Parti de la pole position pour la 11e fois en 14 courses, "Baby Schumi" a sans doute évité l'ultime écueil sur un tracé épuisant physiquement et nerveusement, en virant en tête devant le surprenant Button, qualifié 3e. Le champion du monde 2009 britannique a gardé sa position, hors arrêt au stand, et la dernière place sur le podium a été l'objet d'une lutte entre son premier locataire, Fernando Alonso (Ferrari), et Mark Webber (Red Bull), une fois de plus mal élancé.
"La voiture a été fantastique, du début à la fin", s'est exclamé Vettel. "Quand il faut attaquer, il nous est facile de creuser un écart. La safety car est intervenue alors que nous avions une avance importante, de l'ordre de 30 sec alors qu'il restait 30 tours mais nous avons fait un bon restart. J'ai été chanceux d'avoir des retardataires entre moi et Jenson : j'ai pu me remettre dans le rythme et creuser à nouveau un écart. Dans le dernier tour, je suis tombé sur cinq voitures mais il y avait plein de place. Je n'avais pas une grosse avance à l'attaque du dernier tour mais je contrôlais Jenson [Button]. C'est un résultat fantastique, j'adore la piste, j'adore le challenge."
Grand Prix du Canada
Bonus-malus : Verstappen trop fort, Sainz trop tendre, Alonso capricieux
20/06/2022 À 01:09
Lewis Hamilton (McLaren) a complété le top 5 non sans une nouvelle controverse sur son pilotage agressif. Le champion du monde 2008 avait déjà insisté pour passer devant Felipe Massa (Ferrari) dans le tour de reconnaissance de la Q1, samedi. La passe d'arme avait eu des suites aigres-douces en coulisses entre le Brésilien et le Britannique. Ce dernier a remis ça en se ravisant trop tard sur une attaque au 14e des 61 tours. Résultat : une crevaison à l'arrière droit sur la 150° Italia, un aileron avant cassé sur la MP4, un passage supplémentaire et un drive through pour l'impatient anglais. Voyant ces dernières chances mathématiques d'être titré s'envoler dans un départ manqué, le pilote de la McLaren n°3 poursuivait une remontée agressive passée avec succès par les Mercedes de Michael Schumacher et Nico Rosberg.
Lors de cette course, le Britannique Paul di Resta (Force India) a particulièrement brillé, terminant 6e devant les Allemands Nico Rosberg et son coéquipier, Adrian Sutil. Felipe Massa (Ferrari) n'a donc pu faire mieux que 9e, devant le Mexicain Sergio Pérez (Sauber), qui pourrait bien le remplacer chez les Rouges en 2013.
Grand Prix du Canada
Verstappen, tout ce qui sépare le loup de la meute
19/06/2022 À 21:21
Grand Prix du Canada
Verstappen en mode karting : l'occasion était trop belle
18/06/2022 À 22:35