C'est un plan qui se déroule parfaitement pour l'instant. Vendredi soir, Mercedes avait indiqué que sa priorité était de placer Valtteri Bottas devant la Red Bull de Max Verstappen sur la grille de départ du Grand Prix de Turquie, afin de bloquer le Néerlandais et limiter la perte de points pour Lewis Hamilton, pénalisé de dix places suite à l'installation d'un quatrième moteur hors quota réglementaire dans sa W12.
Le film de la qualification
Grand Prix de Turquie
Hamilton - Mercedes : Pourquoi il y a de la friture sur la ligne
12/10/2021 À 21:47
Samedi, les deux pilotes de la firme à l'Etoile ont dominé la séance de qualification de la seizième manche du Mondial dans la banlieue d'Istanbul, avec Lewis Hamilton le plus rapide des trois partie de qualification et finalement de la Q3 en 1'22"868, 0"130 devant son coéquipier, qui a donc hérité de sa 18e position de pointe en carrière.

Verstappen en retrait, Leclerc et Gasly à l'affût

Le Finlandais a montré qu'il était bien décidé à se ressaisir après une saison ratée qui lui vaudra de piloter pour Alfa Romeo en 2022, et par conséquent à filer un coup de main au n°1 mondial britannique et à son équipe, également en tête au championnat du monde Constructeurs.
Sur une piste mouillée au début de la Q1 et s'asséchant par la suite, les Mercedes ont ainsi déjoué les pronostics du clan Red Bull qui voyait sa RB16B au-dessus du lot. Malgré tous ses efforts, Max Verstappen n'a jamais fait figure d'homme fort pendant ces deux jours d'essais et s'est assez classé troisième à 0"328 ; une petite claque pour l'orgueil des dirigeants de Milton Keynes, qui par ailleurs s'étaient trompé en voyant Lewis Hamilton partir de la dernière ligne.
Néanmoins, le n°2 mondial a tout pour redevenir le leader au classement Pilotes dimanche soir avec un rival obligé de s'élancer de la onzième.

Max Verstappen (Red Bull) au Grand Prix de Turquie 2021

Crédit: Getty Images

La Ferrari en regain de forme sur ce tracé resurfacé offrant un grip désormais spectaculaire, Charles Leclerc a pu, comme il l'avait précisé vendredi, "jouer avec l'arrière et faire pivoter sa voiture" selon son style survireur et signer un prometteur quatrième temps, synonyme de troisième place sur la grille et de confirmation de 2020.
C'est au dernier moment qu'il a soufflé cette position à Pierre Gasly (AlphaTauri), qui l'accompagnera dimanche en deuxième ligne, avec l'espoir d'oublier l'opportunité manquée par son équipe au Grand Prix de Russie.
Affûté, le vainqueur du Grand Prix d'Italie l'a été tout le week-end, comme Fernando Alonso, dont la montée en puissance se confirme chez Alpine. Seul du clan tricolore qualifié en Q3, "Nando" a bouclé un tour valant la sixième performance (P5 sur la grille) alors que son coéquipier Esteban Ocon, miraculeux vainqueur du dernier Grand Prix de Hongrie, a échoué en Q2 avec le douzième temps, à nouveau piégé par de mystérieux problèmes.

Ricciardo éliminé en Q1

Sergio Pérez encore aux abonnés absents (7e temps) et même franchement en difficulté en vitesse pure chez Red Bull, Lando Norris (McLaren), Lance Stroll (Aston Martin) et le débutant Yuki Tsunoda (AlphaTauri) étaient les autres protagonistes de cette dernière partie de qualification.
Outre Esteban Ocon, au rang des déçus de la Q2 on retrouve également Sebastian Vettel (Aston Martin, 11e chrono) alors que Daniel Ricciardo a écrit une nouvelle page de sa première saison chaotique chez McLaren en sortant dès la Q1, avec le 16e temps. En précisant honnêtement "ne pas avoir d'excuses". Le vainqueur du Grand Prix d'Italie a avoué ne pas avoir su exploiter les pneus slicks.
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