Grand Prix de Monaco 2006 : Le réconfort au bout du tunnel

Au 28e tour, Kimi Räikkönen laisse sa McLaren au V8 Mercedes fumant en bas de l'épingle du Loews. Une énorme déception de plus dont il va se remettre rapidement, facilement. C'est en effet de là qu'il entame sa marche vers sa destination préférée dans ce coin qu'il déteste pour sa foule oppressante. Au bout du tunnel, c'est la délivrance. Là où son yacht est au mouillage. Une boisson plus tard, le voilà en discussion avec des amis. Loin de se préoccuper de la tournure de la course.
Grand Prix des Pays-Bas
La légende de Kimi (2/2) : Räikkönen raconté à Monaco, chez McLaren, et champion chez Ferrari
09/09/2021 À 21:23

Grand Prix du Brésil 2007 : Impossible n'est pas Kimi

C'était impossible, il l'a fait. Avec 17 points de retard sur le n°1 mondial, Lewis Hamilton, à deux courses et 20 points de la fin du Championnat du monde, il n'avait théoriquement aucune chance. Au bout d'une course qui consomme le fiasco du Britannique et son coéquipier Fernando Alonso, Iceman rafle la mise pour Ferrari.

Grand Prix d'Abou Dabi 2012 : "Laisse-moi juste tranquille. Je sais ce que je fais."

Sa réplique la plus célèbre distillée lors de la dernière course de la saison…
Mark Slade, son ingénieur : "Kimi, on a besoin de faire travailler les quatre pneus."
Kimi Räikkönen : "Oui, oui, oui, oui. Je fais ça tout le temps. Tu n'as pas besoin de me le répéter toutes les 10 secondes. Laisse-moi juste tranquille. Je sais ce que je fais."
Quelques mois plus tôt, il avait déjà rembarré son ingénieur au Grand Prix de Belgique, mais la réplique était passée inaperçue. Mark Slade lui avait demandé de se presser pour passer Nico Hülkenberg et la réponse avait fusé : "Je sais ce que je fais, reste donc tranquille."

Grand Prix du Brésil 2012 : Perdu sur le circuit

L'ultime manche du Mondial est un aperçu de l'esprit libre, détaché, que peut être le natif d'Espoo. Victime d'une casse moteur lors des essais libres 3, il s'assoit à proximité de sa Lotus dans une chaise de camping, derrière un rail, et suit tranquillement le reste des essais.
Le lendemain, lors d'une course pluvieuse, il sort de la piste et même du… circuit, sans s'en émouvoir. "Je suis sorti au dernier virage, au 52e tour, parce que je ne voyais plus très bien, ma visière était sale et pleine de buée, raconte-t-il. Là où je suis sorti, il est possible de revenir sur la piste en passant par la pit lane des courses annexes, mais il faut passer par un portail. Je le savais parce que j'avais fait la même chose en 2001 et le portail était ouvert. Quelqu'un l'avait fermé cette fois. L'an prochain, je vérifierai s'il est bien ouvert." Revenu sur ses pas, il a repris la course et fini 10e.

Grand Prix d'Azerbaïdjan 2017 : Iceman perd son sang froid

A quelques minutes du restart du 24e tour, Kimi Räikkönen est dans sa voiture, conduite sur planches à roulettes vers la sortie de la pitlane. Il perd son légendaire calme, s'énerve carrément car il lui manque des choses. "Les gants ! Le volant !", réclame-t-il, en haussant le ton. "Je la démarre moi-même ?", ajoute-t-il, ironique. "Allez, dégagez !", finit-il par crier à ses mécaniciens, qui ont pourtant fait aussi vite que possible.

Grand Prix de Russie 2017 : "Nous sommes derrière Bottas ?"

Kimi Räikkönen (Ferrari) est 3e peu après la mi-course derrière son coéquipier Sebastian Vettel et Valtteri Bottas (Mercedes). En fait, il pensait que Lewis Hamilton (Mercedes) était devant lui. "Qu'est-ce que tu veux dire ? Nous sommes derrière Bottas ?", demande-t-il à son ingénieur. "Comment se fait-il que nous soyons passés derrière sans stopper avant (lui) ?" "Il menait Kimi", répond son ingénieur. "Ah, je pensais qu'il était derrière", explique Iceman.

Grand Prix de Bahreïn 2018 : Räikkönen roule sur un mécano

Au 36e tour, la Ferrari n°7 s'arrête devant le garage rouge pour un changement de pneus. Qui ne se passe pas comme prévu : au moment de repartir, Francesco Cigarini est encore devant la roue arrière gauche non serrée… Gros cafouillage, fracture tibia-péroné pour le mécanicien, et abandon du pilote. Qui n'aura pas prendre des nouvelles de son coéquipier.
Sobrement, Kimi Räikkönen expliquera : "Je ne vois pas ce qui se passe derrière moi. Mon travail est de partir quand le feu passe au vert. C’est sûr que ce n’est pas génial pour lui."

Grand Prix du Portugal 2020 : La remontée expresse

Sur une piste humide, le pilote Alfa Romeo, qualifié 17e, a fait le pari payant des pneus slicks. Dans le premier tour, il remonte 10 concurrents.

Grand Prix de Bahreïn 2021 : "Kimi, tu m'entends ?"

Pas facile de communiquer à la radio quand on vient de se faire secouer par un rail. A Sakhir, son ingénieur français Julien Simon-Chautemps, demande à son pilote de rentrer. Les deux se parlent, se répondent même, sans se comprendre. Encore une fois, tout le flegme du "Finlandais volant".
Grand Prix des Pays-Bas
"Bottas n’est plus entièrement loyal à Hamilton et Mercedes"
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Grand Prix des Pays-Bas
"Mercedes a abattu tous ses jokers" mais Red Bull était trop fort
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