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A Montréal, Hamilton va s'attaquer à... Schumacher

A Montréal, Hamilton va s'attaquer à... Schumacher
Par AFP

Le 06/06/2019 à 14:40

GRAND PRIX DU CANADA - Lewis Hamilton (Mercedes) arrive dans la Belle Province sur la lancée de ses victoires à Montmelo et à Monaco. Prêt à prolonger un beau passé qui le ferait égal de Michael Schumacher.

Jamais deux sans trois ? Vainqueur des deux derniers Grands Prix, Lewis Hamilton a l'occasion de tripler la mise dimanche au Canada, afin de creuser son avance en tête au tiers du championnat du monde de Formule 1.

Après un début de saison au coude-à-coude avec son équipier chez Mercedes, Valtteri Bottas, le Britannique a pris l'ascendant en s'imposant en Espagne mi-mai puis à Monaco il y a deux semaines, pour compter 17 points d'avance au classement des pilotes.

Il débarque à Montréal sur un terrain qu'il apprécie : ses résultats décevants l'an dernier (4e sur la grille et 5e à l'arrivée) ne pèsent pas bien lourd face à ses six pole positions et six victoires depuis 2007 (le record de sept succès est détenu par Michael Schumacher) ! Et il y a peu de raisons de penser que la série s'arrête pour son écurie, qui a gagné six fois en autant de courses cette année, enregistré cinq doublés et qui bénéficie déjà de 118 longueurs d'avance chez les constructeurs.

D'autant que Mercedes, dernier motoriste du plateau à ne pas avoir introduit la première évolution de son groupe propulseur, devrait en toute logique profiter de l'étape canadienne, où la puissance est cruciale, pour se doter à son tour d'un moteur amélioré.

Fidèle à son habitude, le patron Toto Wolff joue toutefois la prudence. "Lors des six courses précédentes, nous avons été très performants dans les virages mais nous perdons du temps dans les lignes droites, pointe l'Autrichien. Le Canada sera donc un défi pour nous, les caractéristiques de la piste - avec ses nombreuses longues lignes droites et peu de virages pour reprendre du temps - pouvant favoriser nos concurrents."

Un coup à jouer pour Ferrari ?

En particulier Ferrari: à la peine depuis le début de la saison en Australie mi-mars, les monoplaces rouges ont pour elles leur vitesse de pointe, qui d'après le site officiel de la F1 leur confère un avantage allant jusqu'à 3/10 de seconde selon la longueur des lignes droites.

"Je m'attends à ce que les Ferrari soit plus compétitives au Canada, donc ça pourrait être un peu plus difficile pour nous", admet également le pilote Red Bull Max Verstappen, le seul à avoir pu inquiéter Hamilton en Principauté mais qui s'est trouvé rétrogradé de la deuxième à la quatrième place pour avoir accroché Bottas dans les stands.

Sans surprise, le patron de la Scuderia dit tout le contraire... ou presque ! "Nous savons que nous ne sommes pas suffisamment compétitifs actuellement et, pour le moment, nous n'avons pas de changements prévus sur la voiture qui auront un effet significatif sur les problèmes que nous rencontrons depuis le début de saison" (en l'occurence un manque d'appui aérodynamique qui rend les virages plus difficiles à négocier et complique la chauffe des pneus, ce qui limite l'adhérence), assure Mattia Binotto. "Mais les caractéristiques de la piste canadienne offrent un challenge encore différent, poursuit-il. Donc nous arrivons prêts à faire de notre mieux et à mettre de côté les erreurs (mauvais choix stratégiques essentiellement, ndlr) des précédentes courses."

Réaliser enfin un week-end irréprochable et bénéficier d'un rare faux pas de Mercedes, comme le mauvais choix de pneus qui a mis Hamilton en difficulté à Monaco, c'est tout le mal que l'on peut souhaiter à Ferrari pour relancer le championnat.

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