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Vmax, aspiration, Vettel fébrile, Hamilton champion : Le Grand Prix en questions

Vmax, aspiration, Vettel fébrile, Hamilton champion : Le Grand Prix en questions

Le 28/10/2018 à 10:44Mis à jour Le 28/10/2018 à 19:08

GRAND PRIX DU MEXIQUE - Les Red Bull en 1re ligne, Mercedes en embuscade, Ferrari véloces en pointe : dimanche à partir de 20h10, chacun aura des atouts au moment de se lancer dans les 71 tours de la 19e course du Mondial, à Mexico.

Une 1re ligne Red Bull qui sent le soufre ?

Non, selon le poleman Daniel Ricciardo. Lui et Max Verstappen ont tiré les enseignements de leur crash du dernier Grand Prix d'Azerbaïdjan. "Personne ne veut se battre comme à Bakou, donc, personne ne fera de crise cardiaque", a assuré "Honey Badger".

Q3 - Grand Prix du Mexique 2018

Quels sont les points forts des RB14 ?

"Les Red Bull étaient vraiment rapides dans le secteur 2, le moteur Renault semble bien fonctionner à haute altitude et donc leur package à fort appui, a résumé Lewis Hamilton.

La Vmax, talon d'Achille des Mercedes ?

Oui, à entendre Toto Wolff. "C'est sûrement bien d'avoir chacune de nos voitures devant une Ferrari mais ces dernières sont tellement rapides en ligne droite que les garder derrière nous ne sera pas facile", a prévenu le directeur d'équipe.

En qualification, Kimi Räikkönen et Sebastian Vettel ont enregistré les meilleures vitesses de pointe. Dans la speed trap, le Finlandais a culminé à 356,4 km/h contre 348,0 à Hamilton (8e) et 347,2 à Bottas (12e). Le V6 de Maranello a monopolisé le Top 4 avec son équipe d'usine et Sauber, à part dans le secteur 2, où Valtteri Bottas s'est glissé au 3e rang devant Marcus Ericsson et Charles Leclerc.

En revanche, Lewis Hamilton juge qu'il aura une carte à jouer contre les Red Bull. "Tout dépend de la façon dont on décolle de la grille mais troisième est une bonne place pour partir ici : on prend l'aspiration des gars devant. Je vais me battre au moins pour gagner une position", a-t-il dit.

"En tous les cas, le run entre la grille de départ et le virage n°1 va être excitant", a annoncé Toto Wolff. Avec 700 mètres, il est effectivement le troisième plus long de la saison après les 800 mètres de Sotchi et les 730 mètres de Montmelo.

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Où la Ferrari est-elle en difficulté ?

"C'est clair que nous sommes très rapides en ligne droite mais, dans les virages, nous n'avons pas la même adhérence que Mercedes et Red Bull, qui sont très fortes, spécialement dans le dernier secteur, et reprennent beaucoup de temps", a exposé Sebastian Vettel, quatrième sur la grille.

Vettel serein au départ ?

Pas vraiment, et il va falloir que ça change s'il veut entretenir un semblant de suspense dans la course au titre. En trois éditions mexicaines, le n°5 de Maranello a perdu toute chance de bien figurer à deux reprises dans les trois premiers virages : accrochage non responsable avec Daniel Ricciardo (Red Bull) mais crevaison au virage n°1 en 2015, erreur de jugement et contact avec Lewis Hamilton (Mercedes) au n°3 en 2017. Sans compter qu'en 2016, il a reculé d'un cran au 1er tour.

Sebastian Vettel (Ferrari) au Grand Prix du Mexique 2018

Le circuit favorise-t-il les dépassements ?

La principale ligne droite s'étale sur 1020 mètres mais ça ne débouche pas sur une moyenne de manœuvres exceptionnelles : il y a eu 27 dépassements en 2015, 25 en 2016 et 24 en 2017.

Quelle stratégie ?

Un consensus se dégage dans le Top 6 entre Red Bull, Mercedes et Ferrari : elles s'élanceront en "ultra tendre" pour observer deux arrêts.

Quels résultats peuvent couronner Lewis Hamilton ?

Le Britannique attaquera la course avec 70 points d'avance sur Sebastian Vettel et lui faudra en avoir 50 au drapeau à damier. Si l'Allemand ne gagne pas, il sera automatiquement champion. Si l'Allemand gagne, il devra assurer au pire une 7e place.

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