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Briatore, Todt, Wolff... : Élisez le directeur d'écurie de vos rêves !

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La F1 qui vous fait rêver - Les directeurs d'écurie

Crédits Getty Images

ParStéphane Vrignaud
14/05/2020 à 19:47 | Mis à jour 15/05/2020 à 07:59
@ThePiranhaClub

FORMULE 1 - La F1 fête ses 70 ans ! Pour l'occasion, nous lançons une grande consultation pour que vous nous disiez quelle est la Formule 1 de vos rêves. Ce vendredi, nous vous proposons de choisir votre directeur d'écurie favori parmi une liste de 12 noms présélectionnés.

A vous de jouer ! Tout au long de la semaine, nous vous proposons d'imaginer la F1 de vos rêves. Comment ? C'est simple. Ce vendredi, nous vous soumettons une liste des meilleurs directeurs d'écurie de l'histoire. Vous n'avez qu'à cliquer sur votre favori dans le sondage à retrouver sous ce paragraphe, et tout en bas de l'article. Samedi, nous vous interrogerons sur votre directeur technique fétiche. Et si vous hésitez, pas de panique : l'article est là pour vous rafraîchir la mémoire.

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Enzo Ferrari : Ferrari (1950-1988)

Fondateur de la Scuderia en 1929 et de la marque automobile portant son nom en 1947, l'homme de Modène reste le dirigeant le plus emblématique par sa dimension de pionnier et de gestionnaire. Il n'éprouvait pas le besoin d'être sur tous les circuits et déléguait beaucoup. C'était sûrement une qualité autant qu'un défaut car les manœuvres et intrigues couraient dans son dos.

Enzo Ferrari

Crédits Ferrari S.p.A.

Question pilotes, il a fait de nombreux paris gagnants - le choix de l'inconnu Niki Lauda fut l'un de ses plus beaux coups - et l'ingénieur Mauro Forghieri, dont les créations pouvaient être géniales comme catastrophiques, l'aura aidé à revenir régulièrement au sommet après des périodes de creux.

En 1973, Luca di Montezemolo devient le gestionnaire de l'équipe au quotidien.

A cette date, l'équipe comptait sept titres pilotes et deux titres constructeurs.

Alfred Neubauer : Mercedes (1952-1955)

L'Allemand a inventé le rôle de directeur d'équipe en Formule 1. Ingénieur de formation, organisateur méticuleux et meneur d'hommes à l'autorité sans faille, il prend en charge le service compétition de Daimler-Benz en 1926. Les pilotes ne sont pas les derniers à lui obéir, et pour s'en assurer, il leur impose quelque chose d'inconnu jusqu'alors : les consignes d'équipe.

Dans les années 30, il guidera l'équipe Mercedes-Benz face à Auto Union dans la redoutable course à la puissance de l'ère des Titans. En 1952, il remettra les Flèches d'argent sur les circuits du championnat du monde de Formule 1, avec deux titres à la clé pour Juan Manuel Fangio (1954, 1955).

Il prend sa retraite à 64 ans lorsque la marque abandonne la compétition suite à la tragédie des 24 Heures du Mans 1955.

Colin Chapman : Lotus (1958-1982)

Le Londonien fut un ingénieur absolument brillant, révolutionnaire par sa vision avant-gardiste. Il a créé la marque Lotus qu'il amena rapidement au sommet face à Ferrari, du début des années 1960 jusqu'à sa mort, en 1982. La liste des ses innovations est brillante mais son obsession de la performance à travers le principe "light is right" a probablement été la cause de plusieurs accidents dramatiques, dont celui de Jochen Rindt, champion à titre posthume.

Cette merveilleuse aventure en F1 a débouché sur 6 titres Pilotes et 7 Constructeurs.

Colin Chapman, Mario Andretti (Lotus) au Grand Prix d'Allemagne 1978

Crédits Getty Images

Jack Brabham : Brabham (1962-1970)

L'Australien restera dans l'Histoire de la Formule 1 comme le seul ayant monté son écurie pour devenir champion du monde des pilotes au volant d'une monoplace portant son nom.

Ingénieur dans l'âme, il a avancé en parallèle dans sa carrière de pilote, d'abord chez Cooper, en participant à la conception et la mise au point des révolutionnaires monoplaces à moteur arrière, avec lesquelles il sera sacré en 1959 et 1960. Il se met à son compte avec son compatriote ingénieur Ron Tauranac et domine vite le marché des machines version "client", louées à de nombreux pilotes et équipes privés.

Avec la casquette de patron d'équipe, il est couronné en 1966 au volant de son bolide et cette performance unique n'est pas mince : au cœur des belles années de Lotus et Jim Clark, elle est complétée par un titre Constructeurs. En 1967, l'écurie Brabham finira encore avec les lauriers Pilotes, avec le Néo-zélandais Denny Hulme, et Constructeurs.

Ken Tyrrell : Tyrrell (1968-1997)

L'Ecossais a connu la réussite avec les budgets les plus restreints. Parvenu en Formule 1 en 1968 avec Matra, il a conduit le châssis français à la gloire l'année suivante avec Jackie Stewart, couronné également en 1971 et 1973, sur une Tyrrell.

Ken Tyrrell (Tyrrell) au Grand Prix d'Italie 1973

Crédits Getty Images

Passée l'époque de son emblématique compatriote, l'ancien bûcheron a déniché d'autres talents comme Jody Scheckter, sans pouvoir en faire un champion. Michele Alboreto lui a permis de croire à un retour au premier plan en 1983, avant d'entamer un lent déclin. Il a vendu son écurie fin 1997, quatre ans avant sa mort.

Frank Williams : Williams (Depuis 1969)

L'Anglais a lancé pour de bon son écurie en 1978 après une décennie de galère avec du matériel "client", et deux faillites. Il doit en partie sa réussite à son associé, le directeur technique Patrick Head, qui a assuré la continuité des succès en passant le témoin à Adrian Newey au début des années 90.

Pour donner de la puissance à ses machines, Frank Williams a souvent flairé les bons coups, en s'alliant à Honda, Renault puis BMW. En 50 ans de Formule 1, il a conquis 9 titres Constructeurs et 7 Pilotes. Devenu tétraplégique suite à un accident en 1986, il est l'incarnation du "pure racing", principe de management offrant à ses pilotes la liberté de se battre en piste. Au prix de quelques déboires.

Bernie Ecclestone : Brabham (1971-1987)

Pilote raté, le Britannique est l'agent de Stuart Lewis-Evans puis Jochen Rindt, champion du monde à titre posthume en 1970, avant de racheter fin 1971 une écurie Brabham moribonde avec un pécule aux origines mystérieuses.

Businessman surdoué, il s'entoure peu à peu des meilleurs : le génial directeur technique Gordon Murray, le champion du monde de Ferrari, Niki Lauda, et le jeune Nelson Piquet, si prometteur qu'il en fait un champion du monde en 1981 et en 1983.

Bernie Ecclestone et Niki Lauda (Mercedes) au Grand Prix du Brésil 2015

Crédits Panoramic

Si le BMW turbo a été un temps la référence, gérer une simple équipe ne lui suffit plus et, miné par le départ de Nelson Piquet fin 1985 et la domination confirmée du Porsche by TAG et bientôt du Honda, il revend son affaire en 1987 pour se consacrer à la gestion des droits commerciaux de la Formule 1.

Luca di Montezemolo : Ferrari (1973-1975)

L'Italien soucieux de son élégance était l'homme qu'il fallait à la Scuderia à un moment où elle cherchait un second souffle, fin 1973. Le Bolognais d'origine aux ambitions de diplomate mais finalement industriel dans l'âme, arrive à Maranello à 26 ans comme assistant d'Enzo Ferrari, qui le sait couvé par Gianni Agnelli, le PDG de FIAT, son actionnaire à 50%.

Luca di Montezemolo apporte sa patte en affectant un chef mécanicien et un ingénieur à chaque voiture mais, comme tout est affaire de circonstances, il profite surtout du recrutement de Niki Lauda pour associer son nom à un titre Pilotes et un Constructeurs. Avant de céder son poste en 1976.

Flavio Briatore : Benetton (1989-1997, 2000-2001) et Renault (2002-2009)

Homme de marketing propulsé en Grand Prix parce que Luciano Benetton avait besoin de quelqu'un pour s'occuper de son écurie à la fin des années 80, l'Italien a été un personnage haut en couleurs du paddock jusqu'à sa déchéance sur fond de "crashgate" à Singapour, en 2009.

Fernando Alonso, Giancarlo Fisichella et Flavio Briatore (Renault) le 1er février 2005 à Monte-Carlo

Crédits Getty Images

Provocateur, politicien habile, bon client pour les médias, il a marqué son temps en étant capable de mener par deux fois une équipe au sommet en partant de (presque) rien : chez Benetton avec Michael Schumacher, et chez Renault avec Fernando Alonso. Pour deux titres Pilotes à chaque fois, et trois titres Constructeurs au total.

Jean Todt : Ferrari (1993-2007)

Ancien copilote en Mondial des rallyes, le Français a ensuite mené Peugeot à la consécration en WRC et aux 24 Heures du Mans avant de connaître une carrière d'un rayonnement exceptionnel chez Ferrari. Tandem de pilotes, châssis, nouvelle architecture moteur, organisation : tout était pourtant à faire lorsqu'il est arrivé à Maranello, mi-1993.

Redoutable défenseur des prérogatives de Ferrari dans le paddock, négociateur hors pair, Jean Todt a construit peu à peu une équipe technique et managériale de rêve en recrutant chez Benetton le champion du monde Michael Schumacher, le designer Rory Byrne et le directeur technique Ross Brawn.

A partir de 1999, Maranello a aligné six titres Constructeurs, et l'année suivante "Schumi" a entamé sa série de cinq titres, un fait unique dans la discipline.

Adepte d'un pilote n°1 flanqué d'un n°2 (Eddie Irvine, Rubens Barrichello, Felipe Massa), critiqué pour des consignes d'équipe qui n'étaient pas nécessaires, Jean Todt a ajouté un dernier titre pilotes à sa collection avec Kimi Räikkönen, en 2007, avant de prendre congé.

Ron Dennis : McLaren (1980-2008, 2014-2016)

Il a commencé comme mécanicien de Jochen Rindt pour faire de McLaren, alors moribonde, la seule vraie rivale de Ferrari.

Son plus beau coup est le recrutement du jeune ingénieur John Barnard, qui crée la première monoplace à coque en carbone en 1981. Mais rien n'aurait été possible sans deux autres coups d'éclat : le retour de Niki Lauda après deux années sabbatiques et celui de Porsche avec un V6 turbo.

Ron Dennis (McLaren) au Grand Prix de Monaco 2015

Crédits Panoramic

Inspiré, il a organisé le renouvellement des générations avec Alain Prost puis Ayrton Senna, en pleine épopée du moteur Honda. McLaren en fin de cycle en 1993, il a mis du temps à retrouver une formule gagnante avec le moteur Mercedes, Mika Häkkinen au volant et Adrian Newey à la planche à dessin. Découvreur de talent, il a fait de Lewis Hamilton un champion du monde en 2008, le dernier en date de l'écurie.

Obligé de céder les commandes à Martin Whitmarsh en 2009, il a tenté un retour en 2014. Au bout de trois décennies, son bilan reste exceptionnel avec 10 titres Pilotes et 7 titres Constructeurs.

Toto Wolff : Mercedes (Williams 2012, Mercedes depuis 2013)

Après une carrière honnête en voiture de Tourisme et GT, Torger Christian Wolff a poursuivi sa route par tous les moyens dans le paddock, d'abord manager de pilotes, actionnaire de l'écurie Williams puis directeur de l'équipe Mercedes.

Redoutable businessman, habile politicien, à l'aise dans toutes les conversations (il parle couramment allemand, anglais, français, italien et polonais), il a mené à bien le projet du moteur turbo en 2014 pour faire de Lewis Hamilton et Nico Rosberg des champions du monde. Six doublé Pilotes - Constructeurs consécutifs, c'est une réussite inédite dans l'Histoire du sport.

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