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Gérard Lopez (Lotus) : "Une belle et totale aberration"

Lopez : "Une belle et totale aberration"
Par F1i

Le 16/11/2014 à 17:30Mis à jour Le 16/11/2014 à 17:43

Gérard Lopez, copropriétaire du Lotus F1 Team, dénonce les écuries fortunées qui maintiennent la sélection par l'argent.

Le copropriétaire du Lotus F1 Team, Gérard Lopez, trouve "ridicule" l'attitude affichée par les équipes de pointe. Ces formations, emmenées par Red Bull et Ferrari, sont opposées à renégocier leurs juteux contrats passés avec Bernie Ecclestone, le promoteur du Championnat du monde, refusant de ce fait une répartition plus équitable, entre toutes les écuries du plateau, des revenus générés par la Formule 1. Il ne cache pas son mécontentement dans une interview accordée à Auto Hebdo.

"Un budget de 100-120 millions de dollars est un minimum pour être dans le paddock, sur la piste et avoir les bons laissez-passer, sans prétentions de développement et de résultats", explique l'homme d'affaires luxembourgeois. "Entendre certains patrons soutenir que la F1 exige un train de vie, des moyens minimums et que tout n'est qu'affaire de gestion intelligente, alors que le budget plancher est de ce niveau, c'est prendre les gens pour des cons."

" Puisqu'elles n'ont pas besoin de cet argent, qu'elles le refusent"

"Nos budgets 2014 et 2015 sont bouclés, de l'ordre de 200-210 millions de dollars, une autre aberration car nous les considérons comme normaux. Puisque l'on ne parviendra pas à baisser le niveau du budget plancher à travers une réduction des coûts, qu'il faut oublier malgré les bonnes intentions des uns et des autres car les riches y sont totalement réfractaires, il faut modifier la répartition des revenus de telle façon que le delta à couvrir soit minimisé."

"Là où le ridicule ne tue vraiment pas, poursuit Lopez, c'est de constater que les écuries soutenant qu'elles n'ont pas besoin d'argent et que celles qui veulent être en F1 se doivent d'en avoir les moyens, sont celles qui reçoivent le plus de revenus. Puisqu'elles n'ont pas besoin de cet argent, qu'elles le refusent et le laissent à celles qui pourraient l'utiliser à bon escient pour ne pas faire tache !"

"Enfin, dernier point où le ridicule ne tue pas, c'est que le retour sur investissement pour des écuries comme Lotus ou Williams et autres est nettement meilleur que pour ces équipes dites de pointe. Se battre pour des podiums comme nous l'avons fait en 2013, avec les moyens que nous avions – environ un tiers des leurs –, c'est ce que fait Williams cette année, et c'est autrement plus valorisant et respectable."

Romain Grosjean (Lotus) au Grand Prix du Brésil 2014

Romain Grosjean (Lotus) au Grand Prix du Brésil 2014Lotus F1 Team

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