La saison 2021 de Formule 1 n’avait pas dévoilé tous ses contours. C’est presque le cas désormais. Le site spécialisé Motorsport a annoncé mercredi que la Formule 1 allait rapidement officialiser l’arrivée des courses sprints au sein de son calendrier 2021.
Trois courses supplémentaires vont donc s’ajouter au calendrier record de 23 Grands Prix, sans qu'elles soient vraiment ajoutées au décompte. The Guardian avait révélé le 11 mars que Silverstone allait recevoir une des courses, dévoilant par là les modalités du dispositif. Né en 2015, le projet de courses sprints a mis six années à être mis en place, après une première réception glaciale et la peur d'une confusion avec la course du dimanche, problème mis en avant par le champion du monde 1996, Damon Hill, à l'époque.
Saison 2021
Des courses "sprint" à Silverstone, Monza et Interlagos ? Domenicali confirme
IL Y A 5 HEURES

La F1 assume les coûts supplémentaires

Le principal obstacle à l'accord était les coûts supplémentaires pour les équipes, problème publiquement soulevé par Christian Horner, le team principal de Red Bull depuis Bahreïn. Ce paramètre a donc été réglé en interne ces derniers jours. Bonne nouvelle : disputer les trois courses sprints n’aura aucun impact sur les budgets, façon de parler bien évidemment. Cela coûtera évidemment beaucoup, mais la Formule 1, très performante sur le numérique et le marketing de son produit, va assumer.
La F1 va verser une somme avoisinant les 500 000 dollars à chaque équipe et permettre une levée des budgets, bloqués à 145 millions de dollars cette année suite à la signature des accords concordes. Grandes bénéficiaires des accords, les petites écuries redoutaient qu’une levée des plafonds des budgets ne soit utilisée de manière détournée. La méfiance est de mise.

Fils de, "ridicule et arrogant" : Pourquoi Mazepin est-il déjà détesté ?

C'est quoi les courses sprints ?

A quoi consiste les sprints ? Ce seront des courses raccourcies dont la longueur sera équivalente à un tiers d’une course normale.
  • Le nom officiel sera "sprint qualifying", soit qualifications sprint. L'appellation a été modifiée afin de ne pas impacter la force d'attraction du GP principal.
  • Les essais libres 2 du vendredi remplaceront la séance de qualifications du samedi.
  • La course sprint va durer environ une demi-heure ou un peu plus (jusqu'à 45 minutes) et son classement déterminera la grille de départ du GP du dimanche
  • Des points seront attribués, mais le barème n’est pas encore connu.
  • La cérémonie du podium sera organisée le dimanche après le Grand prix.
  • Silverstone, Monza et Interlagos sont les GP choisis, sauf changement. Le GP du Canada faisait parti d’un premier listing.

Vettel contre ce format, Wolff favorable

Impulsé par Stefano Domenicali, le directeur exécutif de la F1, et Ross Brawn, manager des sports mécaniques de Liberty media, le propriétaire et promoteur de la F1, le nouveau format divise. Forcément, l'accueil n'a pas été triomphal depuis Bahreïn où une grosse réunion s'était tenue sur le sujet.
Si Christian Horner ne pensait qu'au budget, son homologue chez Mercedes, Toto Wolff, avait été plus clément et surtout curieux de voir cette nouveauté. "C'est un format intéressant selon moi et un test grandeur nature à faire. Il faut essayer", avait-il expliqué à Motorsport début mars. "Il faut toujours trouver l'équilibrer entre l'ADN du sport et ceux que veulent voir les fans. J'ai vu ce format ailleurs, notamment en DTM, et les audiences avaient doublé." De son côté, Domenicali avait également évoqué le public pour justifier son nouveau bébé. "Cela leur apportera du contenu nouveau."
Sebastian Vettel avait lui fusillé l'idée lors des essais de pré-saison. "Je ne sais pas quelle est la réflexion derrière ce projet. Je n'aime pas ça. Pourquoi faire une pré-finale avant une finale ? Quel est le sens de tout ça ? Je ne comprends pas. De mon point de vue, cela n'a pas de sens", avait-t-il expliqué à Autosport début mars.

Lewis Hamilton et Toto Wolff

Crédit: Imago

Montoya pense que c'est l'avenir de la F1

Interrogé sur l'évolution des règlements en F1 par Motorsport, l'ancien pilote Juan Pablo Montoya s'est lui dit favorable à l'arrivée de ce format, prenant les pas d'un autre grand champion, le tennisman Novak Djokovic qui avait demandé une réflexion sur le format en cinq sets lors des tournois du Grand Chelem, sur le sujet de l'attention du public à un événement.
"Vous allez commencer à comprendre que la capacité d’attention des gens diminue et vous ne pouvez pas espérer qu’ils s’assoient et regardent une course à la télé pendant deux heures", a-t-il analysé. "Les gens comme nous, qui aiment ce sport, nous le faisons. Mais les jeunes générations vont avoir du mal. Il me semble que la Formule 1 parle de courses sprint, et c’est la voie à suivre."

"Vettel ne sait plus où il habite, sa saison est déjà fichue"

Saison 2021
Une page se tourne chez Mercedes : le magicien Allison va quitter son poste de directeur technique
09/04/2021 À 10:21
Saison 2021
Alonso sur le podium, Gasly très loin derrière : Les salaires du paddock révélés
09/04/2021 À 06:58