La Fédération internationale de l'automobile (FIA) a toujours tout fait pour éviter un championnat dissident. En 2007, elle avait repoussé in extremis la création d'une compétition parallèle -le Grand Prix World Championship- voulu par cinq grands constructeurs qui réclamaient une meilleure redistribution des droits du sport gérés par Bernie Ecclestone. Aujourd'hui, Max Mosley, président de la FIA, pousse au schisme afin que les neuf équipes de la Formula One team association (FOTA) dépensent bien plus que les 45 millions d'euros préconisés pour les équipes "low cost" 2010, qui en échangent auront des avantages techniques significatifs.
"Des Accords Concorde que l'on reçoit si tard ne pourront être signé avant le 12 juin", prévient le dirigeant britannique jeudi, dans Motorsport Aktuell, jeudi. En fait, Max Mosley n'a pas l'intention de se plier à l'agenda des équipes du championnat 2009 -toutes sauf Williams en fait - pour établir la liste des prochains participants. "Nous sommes dans un conflit et nous verrons bien qui gagnera à la fin", lance l'avocat de formation, âgé de 69 ans, dans les pages du journal suisse.
Pas un jour ne passe sans révéler un nouveau postulant pour 2010 - le dernier en date étant un Allemand détenant le droit d'exploiter le glorieux nom de Brabham - mais Max Mosley se fiche que son plateau de Formule 1 2010 ressemble pour l'instant à un inventaire à la Prévert, baptisé "Formule GP3" par Stefano Domenicali, directeur de la Scuderia Ferrari. C'est avec un formidable aplomb qu'il ajoute : "Je leurs dit ceci (à la FOTA) : si vous voulez fixer vos propres règles, vous n'avez qu'à organiser votre propre championnat. Mais nous avons le championnat Formule 1. Nous en définissons les règles depuis soixante ans et nous allons continuer ainsi". Il sait très bien que la FOTA se refuse aujourd'hui à une telle extrémité, et qu'elle n'en a de toute façon plus le temps.
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Max Mosley se veut donc inflexible, et ce n'est pas la menace, une fois de plus fantoche, de Ferrari de quitter la Formule 1 qui va lui faire peur. "La Formule 1 n'a pas besoin de Ferrari", aime-t-il répéter, en opposition totale avec Bernie Ecclestone, qui a même signé un Accord Concorde unilatéral avec la Scuderia pour lui garantir des revenus spéciaux en vertu de son statut d'équipe historique.
En soumettant le règlement collectif des Accords Concorde à leurs participations au championnat 2010, Ferrari, McLaren, BMW, Renault, Toyota, Red Bull, Toro Rosso, Force India et Brawn ont voulu faire entrer Bernie Ecclectone dans le jeu pour presser Max Mosley. Ce dernier demeurre pour l'instant indifférent mais sa posture ressemble à un quitte ou double à quelques mois de la fin de son mandat à la tête de la FIA, qu'il aurait envie de renouveller.
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