A la fin de la saison 2009, lorsqu'il a été remercié par Ferrari, Kimi Räikkönen le clamait haut et fort : il reviendrait en F1 seulement si une équipe de pointe, capable de lui fournir une monoplace pour jouer le titre mondial, se présentait à lui. Deux ans après, force est de constater que les exigences du champion du monde 2007 ne sont plus les mêmes. Lotus (ex-Renault) n'est pas HRT, Marussia (ex-Virgin) ou Williams. Mais l'écurie n'est plus non plus au niveau des top teams. Ce qui attend le Finlandais, c'est davantage un chantier qu'une équipe lancée à la conquête des titres mondiaux.
Mais ça, Kimi Räikkönen le sait. Lotus l'a été choisi pour ça. Pour son expérience. Pour sa vitesse et pour sa capacité à faire avancer une équipe. Ce que Robert Kubica, éloigné des circuits pour quelque temps encore, était censé apporter. Enstone a bien tenté en début d'année avec Nick Heidfeld un pari similaire. Mais l'Allemand n'a pas obtenu les résultats escomptés. Il n'apportait pas non plus les mêmes garanties que Räikkönen.
Une motivation retrouvée
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En engageant le Finlandais, Lotus espère bien retrouver des couleurs, évaporées en 2011. Räikkönen en est capable. C'est un pilote rapide, ça ne fait aucun doute. Ses 16 pole positions en carrière ainsi que ses 10 meilleurs tours en course en 18 courses en 2008 sont là pour en attester. D'ailleurs Lotus est convaincu de son potentiel. "Une telle réussite et une telle expérience ne peuvent qu’aider l’équipe à franchir un nouveau cap l’année prochaine", peut-on lire sur le communiqué publié mardi.
Pour cela, l'équipe devra aussi compter sur la motivation du champion, déclinante lors de ses dernières années en F1. Mais depuis deux ans, le Finlandais a rechargé ses batteries en rallye. Moins de contraintes, moins d'obligations médiatiques, il arrivera vraisemblablement plein de bonnes intentions en F1. Pour combien de temps ? De là dépendra en partie le redressement de Lotus. "Je ne serais pas revenu si je n'étais pas motivé, assure-t-il. Il y a toujours beaucoup de discussion à propos de ma motivation mais personne ne sait vraiment ce que je fais et ce que je pense. Je n'aurais pas signé de contrat si je n'avais pas été sûr de m'amuser. Ça va être excitant."

2011 Lotus Renault Raikkonen

Crédit: Renault

Des évolutions à digérer
A 32 ans, Räikkönen est en tout cas loin d'être fini pour la discipline - Mark Webber, le vainqueur du dernier Grand Prix du Brésil en à 35. Le Finlandais devra en revanche s'habituer aux nouveautés apparues depuis deux saisons comme le DRS (aileron arrière mobile), les pneus Pirelli ou la fin des ravitaillements. "Par rapport à 2009, la grande différence se situera probablement au niveau des pneus, reconnait-il. Le DRS est quelque chose de nouveau mais c'est assez proche de ce qu'il y avait avant. Le bouton qu'on utilisait pour l'aileron avant a disparu. Il y a en a désormais un pour l'aileron arrière." Des évolutions qu'il va devoir digérer rapidement même s'il ne faudra certainement pas trop attendre du Finlandais dès les premiers Grands Prix, temps de réadaptation oblige.
Des retours victorieux, il y en a eu plusieurs dans l'histoire de la F1. Alain Prost et Niki Lauda, pour ne citer qu'eux, avaient pris une ou plusieurs années sabbatiques avant de conquérir un dernier titre mondial. D'autres pilotes ont eu plus de difficultés. Michael Schumacher en est le meilleur exemple. Où se situera Räikkönen dans cette hiérarchie ? Le Finlandais a deux ans pour le démontrer.
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