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Mercedes et Porsche arrivent, Vergne va continuer de se battre à armes égales

Mercedes et Porsche arrivent, Vergne va continuer de se battre à armes égales
Par AFP

Le 21/11/2019 à 14:10Mis à jour Le 21/11/2019 à 22:05

EPRIX DE DIRIYAH - A l'évocation de Mercedes et Porsche, on pense de suite au palmarès gigantesques en Formule 1 et aux 24 Heures du Mans. Ces firmes débarquent cette saison en Formule E mais Jean-Eric Vergne ne redoute rien en particulier, car la catégorie permet de courir de manière équitable.

Avec l'entrée en lice des poids lourds Mercedes et Porsche, Jean-Eric Vergne, double champion en titre, fera face à une opposition plus dense que jamais lors du championnat 2019-2020 de Formule E, qui débute ce week-end en Arabie saoudite. Les deux premières manches ont lieu à Diriyah. Le départ de la Course 1 sera donné vendredi à 15h00, celui de la Course 2 samedi, également à 15h00.

Avec un nombre record de 14 courses dans 12 pays, 24 voitures contre 22 précédemment et désormais 10 constructeurs (avec aussi Audi, Nissan, BMW, DS ou encore Jaguar), la Formule E ne cesse de se développer et sa sixième saison s'annonce la plus relevée. "C'est la première année que l'on va avoir un niveau si compétitif, donc ça va être intéressant", estime Vergne, âgé de 29 ans, qui court dans la catégorie depuis son lancement en 2014-2015 et a été le premier champion à conserver son bien.

"Impatient d'en découdre", le pilote DS Techeetah, championne en titre chez les écuries, assure ne pas avoir changé son approche malgré l'arrivée des mastodontes Porsche et Mercedes. "Ce que j'aime le plus, c'est pouvoir me battre à armes égales contre tout le monde et c'est le cas de la Formule E, rappelle le Français. On a tous les mêmes voitures, les moteurs électriques changent mais tout le monde a la même puissance maximale."

Vidéo - Vergne : "La Formule E a la grille la plus talentueuse dans le sport auto"

02:42

Objectif "victoire" pour Mercedes et Porsche

Si les nouveaux venus allemands se contenteront "d'inscrire des points" lors de leurs premiers ePrix, ils ne sont pas là pour faire de la figuration. "De manière générale, notre but est toujours le même : gagner des courses", revendique Pascal Zurlinden, qui dirige le sport auto chez Porsche. "Notre objectif est d'arriver à une position qui nous permet de nous battre pour des victoires en course ou en championnat", renchérit Toto Wolff, le directeur de Mercedes-Benz Motorsport. Pour cela, il s'est adjoint les services d'un ancien pilote de Formule 1 passé en Formule E l'an dernier, le Belge Stoffel Vandoorne, et du Néerlandais Nyck de Vries, champion de Formule 2.

Chez Porsche, l'Allemand André Lotterer, ancien équipier de Vergne, est associé au Suisse Neel Jani, avec qui il a disputé les trois dernières éditions des 24 Heures du Mans. C'est le Portugais Antonio Félix da Costa qui lui succède chez DS Techeetah, parmi les changements les plus notables sur la grille.

D'ici au double ePrix de Londres qui conclura la saison les 25 et 26 juillet 2020, deux destinations font leur entrée au calendrier : Séoul, en Corée du Sud, le 3 mai et Jakarta, en Indonésie, le 6 juin.

Changement règlementaire qui pourrait avoir son importance à l'heure de faire les comptes, le nombre maximal de points qu'un pilote peut inscrire lors d'une course s'élève désormais à 30. Les plus rapides de chacun des quatre groupes de qualifications vont en effet recevoir une unité bonus, en plus des trois offertes au poleman et de celle revenant à l'auteur du meilleur tour en course, s'il termine dans le top 10.

Jean-Eric Vergne (DS) le 14 novembre 2019 à Paris