Alors qu'elle reprend dans le contexte de pandémie de Covid-19 et de promotion au rang de championnat du monde, la Formule E "se doit d'être capable de fournir une belle saison", exhorte son directeur sportif Frédéric Espinos, auprès de l'AFP.
Q: La Formule E devient en 2021 un championnat du monde labellisé par la Fédération internationale de l'automobile (FIA). Que cela signifie-t-il pour vous ?
R: "C'est une reconnaissance d'être championnat du monde FIA après si peu de temps. On a six ans (la première saison a été disputée en 2014-2015, ndlr), on est encore un petit enfant, mais on est déjà reconnu comme les grands. C'est quelque chose d'important et on se doit, étant donné ce statut, d'être capable de fournir une belle saison. C'est pour ça qu'on fait tout notre possible pour avoir un calendrier. C'est aussi important pour nos partenaires, et avant tout pour les équipes et les pilotes, qu'ils puissent avoir une vraie saison et un champion à la fin. C'est aussi important de pouvoir proposer quelque chose aux gens à la télévision, de pouvoir avoir un spectacle, car on est avant tout là pour offrir du divertissement. Ca fait partie de notre business."
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Q: On a, par contre, appris début décembre que Audi et BMW quitteront le championnat en fin de saison. A quel point est-ce une mauvaise nouvelle ?
R: "Forcément, c'est un problème quand des constructeurs décident de mettre un terme à un programme, mais ce sont aussi des opportunités pour nous. Il y a un numerus clausus --on est limités à douze équipes-- et ça peut être une opportunité pour faire venir de nouveaux acteurs et notamment des acteurs qui ne sont pas encore présents en course automobile. Ca peut attirer des gens différents, de nouvelles marques, et c'est peut-être la clef. L'idée est de continuer à être attractif et on l'est car on a des discussions avec de nombreux constructeurs."
Q: De qui s'agit-il ?
R: "Si vous regardez les ventes des véhicules électriques, vous voyez des marques que vous ne connaissez pas et le but est d'attirer aussi ces gens-là (à côté des +grands+ constructeurs, Mercedes, Nissan, Porsche, Jaguar, DS ou encore Mahindra, ndlr). c'est un travail de longue haleine. Le monde de l'automobile est en train de changer et il faut être capable d'anticiper ce changement."
Q: McLaren aussi a pris une option pour rejoindre la Formule E en 2022...
R: "Ca veut dire qu'ils ont une place réservée (s'ils décident de s'engager, ndlr) et ça prouve l'attractivité du championnat."
Q: L'année 2020 a été compliquée économiquement à cause de la pandémie de coronavirus, 2021 pourrait-elle être plus critique encore ?
R: "Il y a toujours des raisons de s'inquiéter. C'est évident que 2021 risque d'être difficile économiquement, peut-être spécialement quand on regarde l'automobile. Si on analyse les chiffres, les ventes des véhicules en général sont en train de baisser mais les ventes des véhicules électriques n'arrêtent pas de monter. C'est un peu contradictoire et intéressant et encourageant pour nous. C'est là que c'est important d'être capable de fournir une belle saison cette année, pour l'écosystème. Tout le monde veut qu'on fasse des courses automobiles et on met tout en oeuvre pour cela."
Propos recueillis par Olivier LEVRAULT et Raphaëlle PELTIER.
pel-ole/jr
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