C'est un passage incontournable des épreuves de 24 heures, la F1 s'y est mise en 2008 à Singapour: la Formule E lance sa saison 2021 avec ses premières courses de nuit vendredi et samedi en Arabie Saoudite, en espérant le même succès.
Mais piloter sous un éclairage artificiel, alors qu'on le fait très bien à la lumière du jour, n'est-il pas contre-intuitif pour un championnat qui prône depuis 2014 le respect de l'environnement et les économies d'énergie ?
"La Formule E utilise la technologie LED, qui ne l'avait jamais été sur aucun circuit ni dans aucune catégorie. Pourquoi ? Parce que cet éclairage est plus durable, nécessite moins de maintenance et consomme jusqu'à 50% moins", répond Samer Issa-El-Khoury, chargé de la conception et de la construction du circuit chez le promoteur local.
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Ce sont donc quelque 500 projecteurs LED qui ont été installés autour des 2,49 km et des 21 virages du tracé de Diriyah, près de la capitale Ryad, autour de la citadelle d'at-Turaif qui figure au Patrimoine mondial de l'Unesco.
Ils se sont allumés jeudi à 18h15 locales (16h15 françaises) pour une unique séance d'essais nocturnes destinée à préparer les courses de vendredi et samedi (20h00/18h00), quand les qualifications (16h00/14h00 vendredi et samedi) seront disputées de jour, comme les essais libres vendredi (14h00/12h00) et samedi (13h45/11h45).
- Visibilité et température -
"Il y a plusieurs types de pilotage de nuit", remarque le Français Norman Nato (Venturi), qui débute en Formule E.
"En Formule 2, à Bahreïn et Abou Dhabi, c'est tellement éclairé que ça ne change pas grand-chose. Tu gardes ta visière de jour, sinon tu serais ébloui", détaille-t-il pour l'AFP. "Aux 24 Heures du Mans, tu roules vraiment de nuit. Il n'y a pas de spots, à part l'éclairage des stands. A chaque fois que tu passes du jour à la nuit, tu as deux ou trois tours d'adaptation car il y a plein de points de repère qui disparaissent et tu as une impression de vitesse décuplée."
Ici, on se trouve sans surprise dans le premier cas de figure, selon les retours de l'écurie DS Techeetah.
Du côté des garages, c'est à la température qu'il faut s'adapter. "La différence, c'est plutôt pour les ingénieurs au niveau de la gestion des réglages de la voiture, car la piste va aller en refroidissant, alors que normalement c'est l'inverse", explique le Belge Jérôme d'Ambrosio, ex-pilote reconverti en dirigeant de l'écurie Venturi.
- "Belles images" -
Pour lui, cette nouveauté ne devrait toutefois pas produire de surprise. "On a les données et on sait comment ça va dans un sens et dans l'autre, donc on sait l'anticiper, ajoute-t-il. A 100% non, mais on a une petite idée de comment ça va se passer."
"Ce sont des choses assez connues qu'on peut préparer en amont (...) et qu'on peut aussi avoir à adapter dans un week-end classique s'il fait beau le matin et moche l'après-midi", abonde Xavier Mestelan Pinon, aux commandes de DS.
Finalement, "le principal changement, c'est que ça fera de belles images, estime-t-il. Ca colle à la discipline: quand on parle de Formule E (courue sur des circuits urbains, ndlr), on pense à des courses de nuit dans les villes éclairées. C'est une chose vers laquelle il faut aller."
Frédéric Espinos, le directeur sportif de la FE, en fait d'ailleurs la promesse: "Ca va créer une atmosphère particulière, aider à booster le lancement du Championnat du monde par quelque chose d'inédit et qui, j'espère, va être un succès pour qu'on puisse le faire encore plus."
Le mot de la fin est pour le Belge Stoffel Vandoorne (Mercedes): "Tout à l'air plus cool la nuit".
pel/jr
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