Un premier succès en Majeur. Et bien plus encore. Francesco Molinari a remporté, dimanche, la plus belle victoire de sa carrière en s'adjugeant l'édition 2018 du British Open sur le parcours exigeant de Carnoustie. Mais il a aussi écrit une nouvelle page de l'histoire de son sport en devenant le premier golfeur italien à remporter un tournoi du Grand Chelem. Un défi que n'avait pas su relever Costantino Rocca en 1995, battu en playoff par John Daly sur le Old Course de St Andrews.
"Je n'y crois toujours pas", a lancé, incrédule, celui qui a pris la tête du classement à l'issue du 14e trou, lors du quatrième et dernier tour. "Je savais que j'arrivais ici en jouant un très bon golf mais mon historique sur le British Open était horrible et je n'étais pas très optimiste avant cette semaine", a-t-il ajouté.
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Dans une forme étincelante

En dix participations au British Open, Molinari n'avait jamais fait mieux qu'une 9e place, en 2013. Pire, il avait par le passé manqué le cut à quatre reprises, comme en 2017. Pour autant, l'italien ne sort pas de nulle part. Il avait échoué en août dernier à la 2e place du dernier US PGA. Et restait sur deux titres importants depuis le mois de mai. Sur le circuit américain (Quicken Loans National) mais aussi en Europe (Wentworth).
Sa victoire, Francesco Molinari l'a amplement méritée. Après deux journées, il n'était pourtant pas le mieux classé. Dans le par, à l'image de Tiger Woods, il pointait à six coups des deux leaders, Zach Johnson et Kevin Kisner. Mais il a su saisir sa chance en profitant de la belle journée de samedi pour sortir un magnifique 65 qui l'a replacé dans la course. Et il a ensuite réalisé un parcours sans faute majeure ce dimanche pour cueillir le titre dans la dernière ligne droite en réalisant deux birdies sur le 14 et le 18. Sa grande régularité a été son indéniable point fort : il n'a concédé aucun bogey lors des 37 derniers trous joués.
J'aurais été malade si j'avais dû regarder Xander jouer ses deux derniers trous
Nombreux sont toutefois ses concurrents à s'être vus avec le Claret Jug entre les mains. A commencer par Xander Schauffele, qui a fait partie des leaders lors du dernier tour. Mais s'il a été le dernier à résister (il a terminé son parcours après Molinari), l'Américain a fini par craquer, comme Jordan Spieth, Kevin Kisner ou Rory McIlroy. "Je ne pouvais pas regarder Xander jouer ses deux derniers trous donc je suis allé sur le green d'entraînement. J'aurais été malade", a lancé Molinari.
Le dernier tour, passionnant, a également vu Tiger Woods prendre le leadership. Avant que ce dernier ne s'écroule dans la seconde moitié du parcours, concédant un double bogey puis un bogey sur les trous 11 et 12. "Tiger a été très bon", a renchéri le golfeur transalpin, qui a également évoqué la densité de la foule présente pour acclamer la star américaine, à côté de laquelle il a joué ce dimanche. "Il y a beaucoup plus de monde présent si tu joues en même temps que lui que si tu es groupé avec d'autres joueurs. Je savais ce qui allait se passer car j'avais déjà été dans cette situation."
Ce stress supplémentaire n'a donc pas joué contre Molinari, qui a fait preuve d'un incroyable sang-froid pour garder son rythme et marquer l'histoire du golf.
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