AFP

A Augusta, Willett a vécu un rêve, Spieth un vrai cauchemar

Willett a vécu un rêve, Spieth un vrai cauchemar
Par Eurosport

Le 11/04/2016 à 07:11Mis à jour Le 11/04/2016 à 09:33

MASTERS D'AUGUSTA - Danny Willett a signé à 28 ans le succès le plus retentissant de sa carrière en remportant le Masters 2016, premier tournoi du Grand Chelem de l'année, dimanche à Augusta. L'Anglais, 12e mondial, s'est imposé grâce à une impressionnante dernière carte de 67 (-5), avec cinq birdies. Il a devancé de deux coups le grand favori et tenant du titre, Jordan Spieth.

Danny Willett a réalisé à 28 ans son rêve en remportant à la surprise générale le Masters 2016 dimanche à Augusta grâce notamment à l'incroyable déroute lors du 4e tour de l'Américain Jordan Spieth. Devenu père pour la première fois il y a dix jours, Willett va ramener d'Augusta de beaux cadeaux à son nouveau-né : le célèbre blazer vert remis à chaque vainqueur du Masters, un chèque de 1,8 million de dollars et quelques souvenirs impérissables qui vont, à coup sûr, se transmettre chez les Willett de génération en génération.

"Quand on parle du destin, cette semaine a été incroyable", a souligné le 12e joueur mondial, dont la femme Nicole devait initialement accoucher ce dimanche, mais a mis au monde leur fils Zac le 30 mars. "Je ne sais pas quel est le plus beau jour de ma vie, aujourd'hui ou le 30 mars quand mon fils est né. C'est de toute façon une période incroyable, rien que durant cette journée de dimanche, je suis passé par tous les états", a rappelé Willett, seulement le deuxième Anglais, après Nick Faldo (sacré en 1989, 1990 et 1996) à s'imposer à Augusta.

Spieth sombre dans l'"Amen Corner"

Willett, 38e en 2015 pour son premier Masters, avait débuté le 4e tour en 5e position, à trois coups de Spieth. Malgré deux birdies sur les neuf premiers trous de la journée, il était encore loin d'imaginer décrocher son premier titre du Grand Chelem, son premier aussi sur le circuit PGA. Mais il a fini fort avec trois birdies entre les trous 13 et 16, pour une superbe carte finale de 67 (-5), et l'impossible s'est produit : Spieth, tenant du titre et leader depuis le premier tour, a craqué et a perdu en trente minutes un troisième titre majeur qui lui tendait les bras.

Le numéro 2 mondial, confortable leader avec cinq coups d'avance à mi-parcours du 4e tour, a sombré dans l'"Amen Corner" (cet enchaînement diabolique 10, 11, 12 souvent fatal aux ambitions des leaders à Augusta). Il a enchaîné deux bogeys sur les trous 10 et 11, avant de sombrer comme jamais auparavant dans sa carrière, avec un quadruple bogey sur le 12, ponctué par deux balles dans l'eau sur ce redoutable par 3.

"Difficile à vivre"

Retombé à -1 au total, pendant que Willett allait boucler son parcours à -5, Spieth a ensuite repris brièvement espoir avec deux birdies aux 13 et 15 pour repasser à -3. Mais le Texan a laissé passer sa chance, avant de rallier, le visage fermé, le club-house avec une carte de 73 (+1) et un total de 216 (-2), à trois longueurs de Willett.

"J'ai raté plusieurs swings et soudain, je n'étais plus en tête. C'est vraiment difficile à vivre, j'ai fait trop d'erreurs, c'est vraiment 30 minutes très difficiles que j'espère ne jamais revivre", a reconnu Spieth, au bord des larmes. A 22 ans, Spieth qui espérait devenir le quatrième joueur de l'histoire à remporter le Masters deux années de suite après Nick Faldo, Tiger Woods et Jack Nicklaus, a connu la première désillusion dans sa carrière jusque-là quasiment parfaite.

Piètre consolation, le Masters 2016 n'a guère souri aux autres cadors : le numéro 1 mondial Jason Day, pourtant très en vue en mars après sa victoire dans le Championnat du monde de match-play, n'a jamais été dans le coup et a terminé à la 10e place (289), tout comme Rory McIlroy qui espérait boucler son Grand Chelem personnel en remportant le seul titre majeur qui manque à son palmarès.

(Avec AFP)

0
0