C’était l’une des chances de médaille de la journée et l’une des plus importantes pour la gymnastique française. Samir Aït Saïd pouvait légitimement prétendre à une place sur le podium sur le concours des anneaux à Tokyo. Ca aurait été une belle histoire pour celui qui s’était blessé gravement à Rio il y a cinq ans et qui n’avait pas pu participer aux Jeux Olympiques de Londres en 2012, blessé peu de temps avant la compétition. Mais le gymnaste français de 31 ans repart de Tokyo la valise pleine de regrets.
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Après avoir échoué dans sa quête de médaille lors du concours des anneaux, conclu à une très frustrante 4e place, le porte-drapeau tricolore s’est montré très touché par cette nouvelle désillusion. "C’est de la tristesse, de la déception" a-t-il débuté au micro de France Télévisions après l’épreuve. "J’ai bossé dur mais ça n’a pas payé" a poursuivi le Français, les larmes aux yeux.
Tokyo 2020
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Aït Saïd, blessé avant la finale : "J'ai senti un crac dans mon biceps"

Je n’ai aucune excuse
Cherchant ses mots, le regard dans la vague, Samir Aït Saïd n’arrivait pas à expliquer et à comprendre ce nouvel échec. "Ma prestation n’est pas belle. Je n’ai aucune excuse, quatrième ça ne me va pas" a rappelé celui qui avait fait de ces Jeux Olympiques disputés avec un an de retard un véritable objectif.

Une histoire contrariée avec les JO

Présentant un bandage au biceps gauche lors de son passage en finale, Aït-Saïd a confirmé qu’il avait pris part à l’épreuve en étant blessé. "Il y a trois jours, j’ai entendu un grand clac dans mon biceps. J’ai lâché les anneaux, direct. J’aurais dû être forfait aujourd’hui, je n’arrivais pas à monter sur les anneaux" a-t-il expliqué. Quelques heures après l'épreuve il a précisé sur le plateau de France Télévision qu'il souffrait d'une rupture partielle du biceps court.

Un programme réussi mais insuffisant pour la médaille : le passage d'Aït Saïd aux anneaux

Mais pas question pour celui qui s’était remis d’une fracture ouverte tibia-péroné contractée à Rio, il y a quasiment cinq ans jour pour jour, de déclarer forfait pour sa dernière chance de médaille au Japon : "Je me suis dit que si ça devait péter, ça péterait là-haut".
A Paris, ça ne va pas être pareil
"Faut toujours qu’il m’arrive quelque chose…" a-t-il avoué, dépité, comme pour rappeler son histoire contrariée avec les Jeux Olympiques. Blessé à Rio, il n’avait pas pu prendre part à Londres, en 2012. Le gymnaste s’était blessé au genou droit lors des Championnats d’Europe quelques semaines avant les Jeux.
Désormais, et malgré cette déception qu’il mettra probablement quelques temps à digérer, le Français veut se tourner vers son prochain objectif, dans trois ans. "Croyez-moi qu’à Paris, ça ne va pas être pareil" a-t-il prévenu.

Samir Aït Saïd durant l'épreuve des anneaux des JO de Tokyo

Crédit: Getty Images

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