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Avec les "Experts", les Bleues ont de sacrés supporters

Avec les "Experts", les Bleues ont de sacrés supporters
Par AFP

Le 15/12/2018 à 11:46Mis à jour Le 15/12/2018 à 18:42

EURO HAND FEMININ - A l'image de Thierry Omeyer et Nikola Karabatic, les "Experts" ne manquant jamais l'occasion d'apporter leur soutien à l'équipe de France féminine, qui affronte la Russie en finale dimanche (17h30) pour tenter de remporter son premier titre européen.

Les exploits des Bleues à l'Euro ne laissent pas indifférents les "Experts", leurs homologues masculins, à l'image de Thierry Omeyer, qui n'en rate pas une miette, et de Nikola Karabatic, qui espère être à Bercy dimanche pour les soutenir en finale. "Je suis fan de sport et de handball. Et je suis fan de cette équipe. J'ai suivi tous les matches", affirme Omeyer, qui essaie de trouver de la place dans le calendrier infernal du PSG pour suivre le parcours des filles. "Elles font une très belle compétition, sur la lancée de ce qu'elles ont fait sur les derniers Championnats. En plus, toute l'équipe apporte quelque chose. Elles sont sur une bonne dynamique", apprécie l'Alsacien de 42 ans, retraité international, qui dispute sa dernière saison avec le PSG.

Vendredi, il était en tribunes pour la victoire en demi-finale contre les Pays-Bas (27-21). Il devra malheureusement se contenter de suivre la finale contre la Russie dimanche (17h30) "sur les téléphones", la faute à un déplacement à Dijon, en 16e de finale de la Coupe de France, programmé le même jour à 15h00. Nikola Karabatic, lui, espère bien y être. Privé des terrains pendant plusieurs mois après son opération au pied gauche qui va notamment lui faire rater le Mondial 2019 en Allemagne et au Danemark (10-27 janvier), il est actuellement en rééducation.

"Deux équipes en communion"

Alors que les filles ont longtemps souffert de la comparaison avec les garçons, vainqueurs de cinq titres mondiaux, quatre européens et deux olympiques, la star du handball français estiment qu'elles "n'ont plus besoin de reconnaissance". "Elles sont championnes du monde et vice-championnes olympiques. Le problème, c'est qu'il y aura toujours cette concurrence, cette émulation entre les deux équipes", souligne-t-il.

Il y a cette impression que les prestations des unes poussent les autres à faire aussi bien, et vice versa. "Ce que font les filles, nous ça nous motive. On l'a surtout senti aux JO, où les deux équipes étaient vraiment en communion. On a fait le même résultat. Les filles, on s'entend bien avec elles", explique l'aîné des Karabatic, qui voit les Bleues "au début d'une histoire".

"On ne peut pas encore parler de parallèle (avec les garçons), parce qu'en 2008 on est champion olympique, et après on enchaîne pendant presque dix ans où on a tout gagné. C'est une équipe qui mixe l'expérience et la jeunesse. Je pense qu'elles sont au début de quelque chose de grand, si elles continuent dans cette voie-là. Je l'espère pour elles", ajoute le demi-centre emblématique de la domination française chez les messieurs. Et de faire l'éloge de l'évolution qu'il a pu observer dans le handball féminin ces dernières années. "J'aime bien regarder la tactique, ce qui se fait. Le handball féminin a beaucoup progressé ces dernières années, on voit des équipes qui jouent beaucoup mieux tactiquement", apprécie-t-il.

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