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France - Pays-Bas (27-21) : "Là où on espérait être"

"Là où on espérait être"

Le 14/12/2018 à 23:59Mis à jour Le 15/12/2018 à 10:59

EURO HAND FEMININ - Les Bleues n'ont pas manqué de savourer leur qualification pour la finale après leur brillante victoire sur les Pays-Bas (27-21) vendredi à Paris-Bercy. Même si les filles d'Olivier Krumbholz sont d'ores et déjà tournées vers leurs retrouvailles avec la Russie. Et elles sont convaincues de pouvoir les renverser.

Elles ont tout cassé. A commencer par le signe indien qui voyait la France échouer systématiquement en demi-finale de l'Euro. Cette fois-ci, elles n'ont pas échoué sur le pas de la porte. La quatrième tentative aura été la bonne. Les Bleues ont renversé ces Néerlandaises qui leur ont souvent posé des problèmes par le passé dans des matches serrés. Il n'y a pas eu photo à Paris-Bercy. Ou alors en première période. Mais derrière, les filles d'Olivier Krumbholz étaient trop conquérantes pour ne pas aller chercher l'objet de leur désir.

Ce n'est pas une mince performance. La pression était sur les Françaises, favorites devant leur public. Mais elles n'ont pas été paralysées. Au contraire. Bercy a galvanisé ces Bleues dans une deuxième période de folie qui a vu les Tricolores se détacher irrésistiblement. "L'ambiance été incroyable, c'est le rêve, a reconnu Estelle Nze Minko, encore irrésistible avec un 6/6 au tir, au micro de BeIN Sports. Tout était parfait. On est enfin à l'endroit où on espérait être. On va savourer ce soir, mais à partir de demain… Maintenant, il faut aller au bout."

Au bout de leur rêve. Ce serait la cerise sur le gâteau. Les Bleues ne se contenteront pas d'être en finale. Même si c'était clairement le premier objectif à atteindre après les désillusions de 2002, 2006 et 2016. "Depuis le temps qu'on nous parle de cet Euro et qu'on nous demandait d'arriver à Bercy", glissait Béatrice Edwige avec une pointe de soulagement après la rencontre. La Messine de 30 ans était de la campagne de 2016, quand les Bleues avaient chuté devant la Norvège (16-20) aux portes de la finale.

"On va battre les Russes !"

Les Françaises ont enfin franchi ce stade. Mais le plus dur les attend : la Russie. Elle a confirmé sa supériorité dans une demi-finale maîtrisée face à la Roumanie (28-22). Elle a surtout un ascendant psychologique sur les Tricolores. Parce qu'il y a eu la finale des Jeux Olympiques de Rio en 2016, où les Bleues ont dû se contenter de l'argent (22-19). Parce qu'il y a aussi eu le match d'ouverture de championnat d'Europe, où l'équipe d'Olivier Krumbholz a encore subi la loi des Russes (26-23). Dimanche, à Paris-Bercy, il s'agira encore de tout renverser.

Si les Bleues se sont prouvé quelque chose face aux Néerlandaises, c'est bien qu'elles sont capables de dépasser leurs limites. Et donc de faire enfin tomber la Russie. "C'est une très, très bonne équipe, a reconnu la gardienne Amandine Leynaud, déterminante tout au long du parcours des Tricolores. Mais on a de très belles armes. On a tout pour les contrer. Je ne pense pas que ce sera la même physionomie. Tous les ballons seront importants, mais on en perd de moins en moins dans cet Euro… Je pense que ce sera un grand match."

Il faudra en effet en sortir un dernier. Il y a cette frustration russe qu'il faut évacuer. Ce doublé qu'il faut aller chercher, après le titre mondial de l'année passée. Pour le groupe d'Olivier Krumbholz, cette finale doit être un aboutissement. Elle doit marquer l'avènement d'une génération dominante. "Elles travaillent énormément, on a beaucoup progressé en attaque, dans le tir… C'est une très belle équipe de France, s'enthousiasme l'entraîneur des Bleues. On a l'esprit libre maintenant. On va battre les Russes !". Si les Bleues sont là où elles devaient être, ça ne veut pas dire qu'elles ne peuvent pas aller encore plus haut.

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