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Les nouvelles reines d'Europe au crible

Les nouvelles reines d'Europe au crible
Par AFP

Le 16/12/2018 à 19:44Mis à jour Le 16/12/2018 à 21:36

CHAMPIONNAT D'EUROPE 2018 - Elles ont conquis l'Europe en s'imposant face à la Russie. Voici leur portrait.

Amandine Leynaud (32 ans, Györ): égale à elle-même, "Doudou" a su faire les arrêts qu'il fallait jusqu'en finale. Ses réflexes, son sens de l'anticipation, son sang-froid dans le "money time" et son expérience (elle a commencé en équipe de France à 19 ans) font d'elle l'une des meilleures gardiennes du monde. Sa complémentarité avec sa "petite soeur" Laura Glauser est parfaite.

Laura Glauser (25 ans, Metz): absente au Mondial l'an passé pour cause de maternité, elle a réussi son retour au plus haut niveau. Elle a eu moins de temps de jeu que son aînée, mais ses entrées en deuxième période ont plusieurs fois été décisives.

Estelle Nzé-Minko (27 ans, Siofok): meilleure buteuse des Bleues (38 buts), elle a été la grande dame du tournoi. Ses appuis fulgurants, son efficacité au tir, ont transfiguré l'attaque française et fait exploser toutes les défenses. Présente lors des précédentes campagnes, elle a franchi un cap pour s'installer parmi les toutes meilleures du monde.

Orlane Kanor (21 ans, Metz): la Guadeloupéenne a confirmé son formidable potentiel. Sa détente et son bras ont fait des ravages dans les défenses (17 buts), pour le moment par intermittence. Avec plus de régularité, elle deviendra une joueuse-clef.

Allison Pineau (29 ans, Brest): pas dans sa meilleure forme, elle a su accepter un rôle moins éminent en jouant surtout en défense, où elle a abattu un gros travail. L'une des héroïnes, à ses dépens, de la finale, où elle a été exclue sévèrement pour avoir tiré un penalty trop près de la tête de la gardienne.

Gnonsiane Niombla (27 ans, Metz): après avoir fait la préparation, elle avait été écartée du groupe au dernier moment au profit de Kalidiatou Niakaté. Rappelée pour jouer les trois derniers matchs, elle a apporté ses qualités physiques à l'attaque.

Kalidiatou Niakaté (23 ans, Nantes): elle n'a pas réussi à s'imposer offensivement et Olivier Krumbholz a préféré la remplacer après cinq matchs.

Les championnes d'Europe françaises sur le podium

Les championnes d'Europe françaises sur le podiumGetty Images

Alexandra Lacrabère (31 ans, Fleury-Loiret): l'une des anciennes du groupe, elle a d'abord eu moins de responsabilités dans la finition que par le passé et s'est mise au service des autres. Jusqu'à la finale, où elle a sorti une partie énorme dans tous les domaines (6 buts).

Camille Ayglon-Saurina (33 ans, Nantes): la doyenne de l'équipe de France, internationale depuis onze ans, avec une interruption en 2013 pour donner naissance à un enfant, est l'une des rares qui avaient connu le Mondial-2007 en France. Elle a une nouvelle fois été essentielle en défense.

Grâce Zaadi (25 ans, Metz): avec sa vista dans la gestion du jeu, elle est la plaque tournante de l'équipe dans le rôle de meneuse de jeu. Elle n'hésite pas non plus à prendre l'initiative au tir. Un rouage essentiel du système d'Olivier Krumbholz.

Olivier Krumbholz lors de France-Russie / Euro 2018

Olivier Krumbholz lors de France-Russie / Euro 2018Getty Images

Siraba Dembélé (32 ans, Toulon-Saint-Cyr): joueuse la plus capée de l'équipe, elle en est aussi la capitaine. Rapide et efficace au tir, elle a remporté sa huitième médaille internationale.

Manon Houette (26 ans, Metz): rapide à la course, précise au tir, elle est l'une des meilleures buteuses des Bleues. Excellente lors de la deuxième période de la finale où elle inscrit deux buts décisifs.

Laura Flippes (23 ans, Metz): la gauchère a tenu un rôle plus important que l'an passé au Mondial. Solide physiquement, fiable au tir, elle a tenu toute sa place dans la rotation.

Pauline Coatanea (25 ans, Brest): elle est l'une des deux qui ont décroché leur première médaille internationale. Elle a donné satisfaction grâce à sa vitesse en contre-attaque.

Béatrice Edwige (29 ans, Metz): cette joueuse au physique d'heptathlète (1,82 m) a été la plus utilisée du groupe. Alors qu'elle jouait surtout en défense au Mondial, elle a cette fois-ci été sollicitée des deux côtés du terrain, en l'absence du pivot d'attaque Laurisa Landre. Un pilier de l'équipe.

Astrid N'Gouan (27 ans, Brest): elle avait été appelée à la fin du Mondial mais n'avait pas joué. Cette année, elle a donné satisfaction dans un rôle modeste, sauf en finale, où elle a fait une très belle entrée en obtenant deux penaltys en fin de match.

Pauletta Foppa (17 ans, Brest): elle a été à 17 ans la plus jeune internationale française dans une grande compétition. Un grand potentiel à confirmer.

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