Comme les grands qu'ils sont, les champions olympiques ont repris leur destin en main. Deux jours après "le coup de massue", reçu contre l’Islande (21-29), selon les mots de Nicolas Tourant, l’équipe de France a réussi à passer outre la plus large défaite de son histoire pour venir à bout du Monténégro. Car ce lundi soir, à Budapest, c’est comme si une toute autre équipe avait porté le maillot bleu pour venir à bout, avec la manière, de son adversaire du soir (36-27).
Pourtant, pendant près de sept minutes, les Bleus se sont montrés muets, se cassant les dents sur l'impressionnant gardien monténégrin Nebojsa Simic (9 arrêts en première période), et multipliant des pertes de balles frustrantes.
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Mais le retour de la paire défensive Fabregas-Konan, absente en raison du Covid, a tout changé. A l'image de Karl Konan, qui a été contraint à l'isolement pendant une semaine entière, avant de revenir pour écoeurer l'attaque monténégrine. "J’étais devenu limite sauvage, un lion était en cage pendant sept jours. Je n’avais qu’une envie : entrer sur le terrain et défoncer les adversaires avec toute l’équipe", a-t-il commenté, le regard rageur, au micro de Bein Sport au terme d'une rencontre dominée.

La montagne danoise

L'apport défensif français, combiné à l'excellente rencontre de Nikola Karabatic, désigné meilleur joueur de la rencontre, a finalement permis aux Bleus de croire à nouveau de toutes ses forces au titre continental. Mais pour y arriver, le spectre de l'Islande ne doit pas planer au-dessus de l'effectif. Et Dika Mem ne s’y trompe pas : "D’un point de vue mental, cette victoire nous fait énormément de bien. On fait une bonne compétition, on ne perd qu’un match et on se tire une balle dans le pied tout seul". La faillite islandaise apparemment bel et bien derrière elle, l’équipe de France peut se remettre à regarder vers l’avant. Problème : à l’horizon se pointe une montagne.
Car un obstacle bien plus grand se dressera devant les Bleus mercredi : le favori danois, double champion du monde en titre. Mais cette victoire face au Monténégro, combiné à la surprenante défaite de l’Islande contre la Croatie quelques heures auparavant (23-22) a ouvert de moitié une porte que les Bleus s’étaient fermée sur le pied samedi soir. Désormais, pour accéder en demi-finale, l’équipe de Guillaume Gille, qui a suivi l’exploit depuis sa télévision pour cause de Covid, ne doit plus battre le Danemark de plus de sept buts afin de continuer son parcours.
Oui, un match nul contre les champions du monde sera suffisant. "Contre le Danemark, ce sera un quart de finale pur et dur, à la différence que si le Danemark perd, il ne sera pas éliminé de la compétition, ce qui peut être un avantage pour nous", a résumé Erick Mathé. Et comme si cela ne suffisait pas pour motiver les Bleus, l’équipe de France pourrait même être qualifiée avant de mettre un pied sur le terrain si l'Islande ne venait pas à battre le Monténégro un peu plus tôt (15h30).
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