C'est le genre de match qui peut lancer une grande aventure. L'équipe de France n'avait pas vraiment été repoussée dans ses derniers retranchements depuis le début du Mondial. Elle l'a été face à la Serbie. Bousculées, menées à la pause puis à l'entame des dix dernières minutes, les Bleues ont dû bomber le torse pour s'imposer (22-19) et poursuivre leur sans-faute depuis le début du tournoi. Avec, au bout, une qualification pour les quarts de finale. Mais peut-être aussi beaucoup plus que ça.
Elles l'ont d'ailleurs senti après la rencontre. "On a été mises à mal, elles nous ont clairement poussées dans nos retranchements et on a vraiment été solides dans la tête, a reconnu Béatrice Edwige en conférence de presse. C'est clairement le genre de victoires qui va forger le groupe et qui va forger cette compétition. Je pense que c'est un moment charnière pour nous." "C'est bien de les vivre, parce que ce sont peut-être des moments qui vont nous attendre un peu plus tard dans la compétition, que certaines n'ont pas encore connu", a pour sa part souligné Grâce Zaadi.
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Les novices ont répondu présent. Et les cadres ont joué leur rôle quand il a fallu redresser la barre à la mi-temps. "Il y a eu des prises de parole, mais on n'a pas paniqué, a expliqué Zaadi. Allison (Pineau) a pris la parole, j'ai pris la parole, Béatrice (Edwige) a pris la parole. On a juste essayé de mettre le bateau dans le bon sens, parce qu'il n'y avait pas mort d'hommes, mais on jouait à l'envers. On s'est dit qu'il fallait que l'on reparte, que ça allait passer, mais attention, il fallait chercher ces actions. On a fait une bonne entame de seconde mi-temps, trois minutes et après c'est un peu redescendu, mais je suis très contente du caractère que l'on a montré ce soir."

"Un match qui va rester gravé dans les annales"

Le groupe tricolore a vécu quelque chose de différent face à la Serbie. Une situation dont les championnes olympiques avaient peut-être besoin pour basculer définitivement dans ce Mondial. "On est en train d'écrire une nouvelle histoire de l'équipe de France après cette olympiade, car ça y est on repart sur un nouveau chapitre, a insisté Edwige. On est clairement en train d'écrire quelque chose, et c'est un match qui va rester gravé dans les annales."
Un match dont l'intensité a pu donner un aperçu aux Françaises de ce qui les attend pour la suite de la compétition. Elles auront quoi qu'il arrive un adversaire redoutable en quart de finale. Pour accéder au dernier carré, les Bleues vont devoir vaincre soit la Norvège, championne d'Europe et médaillée de bronze à Tokyo, soit la Suède, au pied du podium au JO, soit les Néerlandaises, championnes du monde en titre. "À partir de maintenant, il y a une certitude : la qualité des adversaires sera exceptionnelle et particulièrement sur les deux matches à venir", a prévenu le sélectionneur Olivier Krumbholz.
Car avant le quart, il y aura la Russie. Un duel face à une autre équipe déjà qualifiée pour les quarts. Mais les Bleues n'entendent pas lever le pied pour autant. "L'équipe de France ne fait jamais de calcul, et c'est justement pour ça qu'on s'en sort plutôt bien sur qui on tire, rappelle Edwige. Donc pas de calculs, on espère finir premières. Comme on dit toujours, il faut battre tout le monde pour être championnes. Dans tous les cas, on affrontera une équipe du calibre de l'équipe de France en quarts. Donc on va essayer de tordre les Russes, proprement, on va faire du sale, et après on s'occupera de nos copines d'en face." Un programme alléchant.
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