Entre la dernière possession de balle lors de la finale olympique victorieuse contre la Russie et le coup d'envoi du Championnat du monde en Espagne, il n'y a même pas quatre mois qui se sont écoulées pour les handballeuses françaises, sur le toit de l'Olympe en août à Tokyo. Pire encore, entre le retour du Japon et le début de la préparation en clubs, le délai n'était que d'une dizaine de jours, à peine plus pour les plus chanceuses.
Un enchaînement qui a fait réfléchir certaines joueuses: et si la trêve internationale pour le Mondial-2021 (cinq à six semaines) était l'occasion d'avoir une vraie pause? "Si elles avaient vraiment ressenti le besoin, voire qu'elles ne se sentaient pas en capacité de faire le Mondial, quelle que soit leur valeur, on les aurait laissées au repos", pose le sélectionneur Olivier Krumbholz. "Ça m'a traversé l'esprit. Au final, être quatre mois dans la galère à ne pas réussir à trouver les ressources pour être performante, c'est plus dur que de s'arrêter", explique l'une des gardiennes des Bleues, Cléopâtre Darleux.

Prêtes physiquement

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La douche froide
19/12/2021 À 18:01
Du côté de la Russie, trois des meilleures joueuses - Anna Viakhireva, Daria Dmitrieva et Polina Kuznetsova - ont décidé de s'octroyer une pause dans leur carrière de handballeuse. L'encadrement de l'équipe de France a proposé aux championnes olympique de faire l'impasse sur le rassemblement d'octobre et les deux matches de qualification pour l'Euro-2022. "Avoir du temps pour moi, d'avoir pu souffler un peu, ça m'a fait énormément de bien. Et je me suis dit pourquoi pas faire l'impasse sur le Mondial", reconnaît Grâce Zaadi.

Demi-tour contact et poing rageur : Zaadi est en feu

"Mais, très vite, je me suis dit "non, non, non!". La question s'est posée, mais ça m'a très vite rattrapé", poursuit la demi-centre française, qui évolue en Russie à Rostov depuis une saison et demie. "J'ai la chance de pouvoir vivre de beaux moments, de marquer l'histoire, de se faire des souvenirs." "J'essaie aussi de penser à toutes les périodes de creux que j'ai eues, sans être dans l'équipe. Et j'avais trop envie d'y être quand je n'y étais pas. Je pense que je l'aurais regretté si je n'étais pas venue", glisse Darleux, qui n'avait pas été de l'aventure dorée à l'Euro-2018, en raison d'une pause maternité.
Au final, mises à part les trois joueuses parties à la retraite (Amandine Leynaud, Alexandra Lacrabère et Blandine Dancette), les treize autres championnes olympiques ont participé au stage de préparation et douze ont été retenues pour se rendre à Barcelone. Et les Françaises sont prêtes physiquement, comme en témoignent les deux larges succès contre l'Angola (30-20) et la Slovénie (29-18). Une entame sur les chapeaux de roue qui n'a pas toujours été le cas. Une confirmation contre le Monténégro mardi leur permettra de se projeter plus loin sur ce Mondial à Granollers.
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