Les Bleues carburent déjà. Quatre mois après leur sacre olympique à Tokyo, les joueuses de l'équipe de France de handball ont réussi leur entrée en lice dans ce Championnat du monde 2021 et déjà montré les crocs au reste du plateau. Vainqueures d'une équipe d'Angola robuste, dangereuse, mais limitée, vendredi au Palau d'Esports de Granollers, au Nord de Barcelone, les filles d'Olivier Krumbholz ont signé une victoire autoritaire par dix buts d'écart face aux Angolaises (30-20). Avant d'affronter le Monténégro et la Slovénie, deux clients plus importants, ce large succès a déjà permis de se mettre à l'abri au niveau du goal average. C'est toujours ça de pris.
Il n'y a pas grand chose à dire de cette rencontre, tant les Françaises ont été supérieures sur l'ensemble des soixante minutes. Il n'y a d'ailleurs pas eu de gros temps faible dans cette rencontre et jamais les coéquipières de Béatrice Edwige ont semblé douter face à cet adversaire inférieur sur le papier. C'était la même équipe de France aperçue en préparation de la compétition. Une France sereine et sûre de sa force. Surtout derrière où le bloc défensif a fait un énorme travail après un quart d'heure de jeu. Cela a été la première pierre de ce succès.
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La muraille Glauser

Seule ombre au tableau de cette bonne entrée en matière : les problèmes d'efficacité face au but. Il a fallu vingt minutes aux Françaises pour comprendre et lire le jeu de la gardienne adverse, Marta Samuel Alberto, mais aussi combattre la maladresse face à la cage. Une fois ces défis relevés, les Bleues ont déroulé après avoir passé vingt minutes à jouer au chat et à la souris avec l'Angola. A la 23e minute, les Bleues sont passées devant (9-8) et n'ont plus jamais lâché le leadership du match. Trop souvent sanctionnée, l'Angola a payé cher son jeu rugueux.
Ce sont les ailes qui ont fait le gros du travail devant avec un apport total de sept buts. Les excellentes prestations de Chloé Valentini (2 buts) et Lucie Granier (4 buts) n'ont échappé à personne, surtout après la pause. Les flèches bleues ont été bien aidées par l'apport de Tamara Horacek sur les jets de 7 mètres (3 buts) et les prestations sereines d'Allison Pineau et Béatrice Edwige. Olivier Krumbholz a lui fait énormément fait tourner son groupe pendant ce match : 13 filles ont trouvé le chemin des filets et personne n'a dépassé du cadre sur le plan individuel. Excepté les deux gardiennes, seule Estelle Nze Minko n'a pas marqué. C'était parfaitement homogène.
On évoquait les gardiennes et forcément, ne pas parler du match stratosphérique de Laura Glauser serait une erreur. Remplaçante d'Amandine Leynaud, retraitée de l'équipe de France après Tokyo, la gardienne de Győr a sorti une prestation cinq étoiles dans la cage. Avec 16 arrêts sur les 35 tirs tentés, la joueuse de 28 ans a dégoûté l'Angola. Elle a été logiquement élue joueuse de la rencontre. Cléopâtre Darleux n'a elle pas joué. Forcément, si Glauser évolue à ce niveau pendant la compétition, les Bleues peuvent viser très haut.
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