Les Bleus y sont. Enfin presque. A quelques heures de l’entrée en lice de la France contre le Brésil mercredi à l’AccorHotels Arena (20h45), Didier Dinart et son adjoint, Guillaume Gille, ont reçu les médias ce mardi soir au premier étage du Frog au Bercy Village. Au cours d’une conférence de presse d’une vingtaine de minutes, les deux entraîneurs des champions du monde en titre sont revenus sur la liste des 16 joueurs (et du réserviste) retenus et ont confié leur envie d’en découdre.
Poste par poste, et au gré des différentes questions, les deux coaches ont étayé leurs décisions, succinctement. "On est heureux de cette liste de 16 joueurs, a résumé Gille. On a des convictions avec ce groupe-là. Bien évidemment, on l’a composé à regret pour les quatre qui nous quittent (Cyril Dumoulin, Dika Mem, Nicolas Claire et Benoît Kounkoud). Pour eux, c’est dur de voir le train partir, mais on est fier de ce groupe, on veut aller au combat." Pour le frère de Bertrand Gille, "la préparation a été une belle réussite. On a posé les premières pierres de ce qu’on veut construire ensemble. Et quand je vois la salle de mariage (il montre les nombreux journalistes présents dans la salle) qu’il y a devant nous, ça nous excite."

Guillaume Gille et Didier Dinart à quelques jours du Mondial 2017.

Crédit: AFP

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Etre favori, c’est forcément un fardeau
Puis est rapidement arrivée la question du statut de cette équipe qui va défendre le seul titre qu’elle possède encore. Pour Dinart, "être favori c’est forcément un fardeau. Mais si on n’est pas favori avec le statut qu’on a, c’est dramatique." L’ancien défenseur va plus loin : "On a l’impression que la France remporte ses titres avec une certaine facilité, mais pourquoi y arrive-t-elle ? Car elle se remet en question. A chaque fois. Ce n’est jamais évident de jouer à domicile car l’attente va être énorme".
"On connaît la difficulté de trouver le chemin pour remporter un titre. En interne, on connaît les sacrifices à faire, poursuit Gille, qui rêve de faire aussi bien que la bande à Daniel Costantini en 2001. On sait les obstacles à passer pour s’imaginer sur le toit du monde. La connaissance de cette quête est en nous. Mais le chemin pour y parvenir, c’est autre chose. Maintenant on a envie d’être surpris par Bercy… (il se reprend) par l’Accorhotels Arena pardon." Les souvenirs ont la peau dure.
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