A Melbourne, la terre a tremblé quand, à trois jours d’intervalle, les deux meilleurs joueurs de la planète, Novak Djokovic et Andy Murray, ont quitté le majeur australien. Le Mondial de hand disputé sur le sol français, à 17 000 km de là, a connu à peu près les mêmes secousses lorsque, dimanche soir, on a appris, coup sur coup, les retours à la maison du Danemark, battu par la Hongrie et de l’Allemagne, dominée par le Qatar.
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Le champion olympique et le champion d’Europe en titre sortis. Rien que ça. Si on nous avait annoncé un tel scénario il y a encore 72 heures, à l’issue de la phase de poule, on aurait bien rigolé… D’autant qu’à mes yeux, ces deux pays avaient le plus d’arguments pour contrarier la France dans sa quête de sixième étoile. Et que dire de la victoire étriquée de l’Espagne, toute proche de se faire sortir elle aussi, contre le Brésil ?
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Les Bleus ont déjà un avantage sur la Suède : le "luxe" d'un jour de récup'
23/01/2017 À 10:41
Alors, je vous vois venir avec vos gros sabots : ces éliminations surprises de deux candidats à la victoire finale ouvrent-elles un boulevard à la France ? N’allons pas trop vite.

Les Suédois font forte impression

Pour reprendre l’expression utilisée par Nikola Karabatic en zone mixte après le 8e victorieux contre l’Islande, ce Mondial n’aura rien d’un long fleuve tranquille pour les Bleus. Alors oui, l’horizon s’est éclairci, mais la montagne qui se dresse face à eux mardi est autrement plus haute et difficile à franchir que celles qu’ils ont effacées depuis le début de la compétition. Je vais être transparent : si j’étais assez optimiste contre l’Islande, même après vingt premières minutes très hésitantes, la Suède m’effraie sacrément plus. Avec les sabordages allemand et danois, le match couperet contre les Scandinaves n’est pas seulement un quart, mais une finale avant l’heure.

Didier Dinart en discussion avec Nikola Karabatic lors de France - Pologne

Crédit: Panoramic

Jusqu’à maintenant, rien n’a résisté aux Bleus. Cela va-t-il durer ? Si vous avez regardé LE match du premier tour, entre la Suède et le Danemark, vos craintes doivent être les mêmes que les miennes. Ce jour-là, sans un Niklas Landin des grands soirs (23 arrêts !), les Danois en auraient pris une belle. Dimanche, les Suédois ont de nouveau fait forte impression contre la Biélorussie (41-22). Une promenade de santé, une humiliation, une correction en règle qui doit en alerter plus d’un au sein du groupe France.

Gare à l'allumage...

Ce qui m’impressionne le plus chez les Suédois, c’est la fluidité dans leur jeu. On sait tous qu’ils ont de grands gardiens et une sacrée défense. Mais leur jeu de transition est un petit bonbon pour les yeux. La France devra éviter à tout prix d’offrir de trop nombreuses contre-attaques à son adversaire mardi. Sur jeu placé, ce sera, en revanche, plus compliqué pour les coéquipiers du pivot parisien Jesper Nielsen.
Contre l’Islande, les hommes de Didier Dinart ont affiché quelques maladresses. Le démarrage complètement raté n’aura pas les mêmes conséquences face à la Suède. Et si, par la plus mauvaise des fortunes, le scénario devait se répéter, il faudra peut-être alors compter sur la foule du stade Pierre-Mauroy pour aider les Bleus à se remettre dans le droit chemin. Celui du dernier carré. Mais l’ambiance à Villeneuve-d’Ascq, ce n’est pas ce qui nous inquiète le plus.
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