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Le carré final pour les Bleus ? Peut-être, mais...

Le carré final pour les Bleus ? Peut-être, mais...
Par AFP

Le 19/01/2019 à 11:02Mis à jour Le 19/01/2019 à 11:16

MONDIAL 2019 - Les Bleus débutent le tour principal en étant invaincus et rencontrent samedi l'Espagne (18h). Néanmoins, certaines interrogations subsistent : Nikola Karabatic va-t-il retrouver son niveau ? La déroute face à l'Espagne en 2018 est-elle digérée ?

Le tour principal du Mondial de Handball débute samedi pour les Bleus qui affronteront l'Espagne (18h). Avant d'atteindre le carré final, les hommes de Didier Dinart, invaincus depuis le début de la compétition, vont tout de même devoir confirmer et répondre à plusieurs interrogations.

  • Les trois points suffiront-ils ?

Invaincus en cinq matchs (4 victoires, 1 nul), les Bleus arrivent sur les bords du Rhin avec trois points (2 pris contre le Brésil et 1 contre l'Allemagne), à égalité avec le pays organisateur. La Croatie est en pole position avec quatre points et l'Espagne en retard avec deux. L'Islande et le Brésil (0 point) n'ont presque aucune chance de finir dans les deux premiers. La France garde son destin en main. Avec trois victoires, samedi (18h00) contre l'Espagne, dimanche (20h30) contre l'Islande et mercredi (18h00) contre la Croatie, elle sera bien sûr en demi-finale vendredi prochain à Hambourg. Elle pourrait aussi y arriver en perdant un des trois matchs, en fonction des résultats des autres.

  • Nikola Karabatic va-t-il monter en puissance?

La star est entrée en piste (26 minutes) dans le match sans enjeu contre la Russie (23-22), mercredi, "pour pouvoir avoir déjà un rythme intéressant" à Cologne, a expliqué le sélectionneur Didier Dinart. Le joueur du PSG, utilisé comme arrière gauche, a fait un match encourageant, solide en défense et volontaire en attaque, même s'il a échoué au tir (0/3). Il a joué "sans appréhension" trois mois après son opération au pied gauche. "Il manque un peu de rythme, mais c'est normal. Le plus important, c'était le côté physique, la santé, que le pied ait tenu. Pour le reste, je ne me fais pas de soucis, je sais que tout va revenir très vite", a dit son frère Luka.

Nikola Karabatic au duel avec Sergei Mark Kosorotov lors de France - Russie, au Mondial 2019

Nikola Karabatic au duel avec Sergei Mark Kosorotov lors de France - Russie, au Mondial 2019Getty Images

  • La défense va-t-elle rester de fer?

Avec 22,6 buts encaissés par match, la France se situe dans le quatuor de tête des meilleurs défenses, grâce à des joueurs comme Adrien Dipanda et Ludovic Fabregas, dans le groupe probablement le plus dense. "C'est notre point de base et notre point fort, à continuer", a dit l'arrière Nedim Remili. En attaque, c'est moins brillant, même si le demi-centre Kentin Mahé (22 buts) et Remili (20 buts) ont montré de belles choses. "L'attaque, c'est toujours le secteur le plus compliqué à régler. Ca demande beaucoup de réglages, de timing. Or, cette année, on a une équipe qui a encore un peu évolué, donc, c'est normal que tout ne soit pas parfait", a dit Luka Karabatic.

L'équipe de France fait barrage devant Dmitrii Kiselev lors de France - Russie, aux Mondiaux 2019

L'équipe de France fait barrage devant Dmitrii Kiselev lors de France - Russie, aux Mondiaux 2019Getty Images

  • Richardson va-t-il donner du peps à l'attaque?

Le déclic viendra peut-être de Melvyn Richardson. Le jeune gaucher surdoué de Montpellier a été intégré au groupe jeudi à la place de Nicolas Claire pour disputer son premier Mondial à 21 ans. Plein de jus, il a "tout de suite lâché les chevaux": 4 buts (dont un penalty) en une seule période contre la Russie. "Il est tout simplement à la hauteur de ce qu'on peut attendre de lui. Quand il est venu en tant que 17e, ce n'était pas un remplaçant de convenance, mais une vraie stratégie", a dit le sélectionneur Didier Dinart.

Melvyn Richardson Montpellier

Melvyn Richardson MontpellierGetty Images

  • Les Français surmonteront-ils l'échec de 2018 contre l'Espagne?

Les Bleus commencent le tour principal par des retrouvailles avec l'Espagne, l'équipe qui les avait sortis de l'Euro-2018 en demi-finale avant de filer vers le titre. Il ne faudra pas perdre, sous peine de se retrouver le dos au mur. L'Espagne, elle, y est déjà après sa défaite dans le dernier match de poule contre la Croatie (23-19). "On était favori et on avait fait une compétition exemplaire. Mais on a eu un excès de confiance. Le plus grand piège, c'est de ne pas voir venir le danger, aujourd'hui on est averti", dit le sélectionneur. "Quand un joueur est vexé une fois, il n'accepte pas de se faire marcher dessus en permanence. L'orgueil va parler demain."

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