Une joie unanime. Les joueurs de l'équipe de France n'ont pas caché leur bonheur à l'issue de leur victoire convaincante contre l'Espagne, samedi, à Cologne (33-30). Un premier succès dans le tour principal qui permet d'entrevoir la suite avec sérénité. Mais au-delà de la victoire, qui était impérative pour ne pas dépendre des autres sélections, c'est le visage affiché par les Bleus en attaque qui a plu à l'ensemble de l'équipe.

"On a très, très bien joué au hand. En attaque, c'est ce qu'on a produit de mieux depuis très longtemps", a reconnu Nikola Karabatic. "On a progressé face aux défenses étagées. Les premiers matchs nous ont servi de leçon. Dès qu'on rencontrait une défense très haute, on attaquait mal. On a travaillé sur ça pendant les jours qui ont suivi le match contre la Corée (34-23) par exemple et aussi celui contre l'Allemagne (25-25). On a travaillé de nouveaux enclenchements et on a attaqué différemment", a de son côté détaillé Luc Abalo.

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Un parfum de revanche

Cette qualité de jeu a qui plus est été déployée contre un adversaire redoutable. Personne n'a oublié la défaite de la France contre ces mêmes Espagnols en demi-finale de l'Euro il y a un an à Zagreb (23-27). Surtout pas les Bleus eux-mêmes. C'est peut-être là qu'ils sont allés chercher ce soupçon de volonté supplémentaire. "Tout le monde avait à cœur d'effacer cet affront. Au moins sur l'engagement, je savais qu'on n'allait pas pécher", a résumé Didier Dinart, l'entraîneur tricolore, au micro de BeIN Sports.

Un sentiment partagé par l'ensemble de l'équipe après la partie, à l'exception de Nikola Karabatic, plus consensuel dans son discours : "On ne voyait pas ça comme une revanche mais comme une étape dans la course aux demi-finales. C'est la seule équipe qui nous a battus depuis deux ans, mais ce n'est pas ça qu'on avait dans la tête. On voulait faire un gros match, un match référence, et c'est ce qu'on a fait."

Nikola Karabatic accroché par la défense de l'Espagne - Mondiaux 2019

Crédit: Getty Images

Des jeunes décisifs

L'autre fait majeur de la partie concerne l'apport des jeunes. Dika Mem (21 ans, 6 buts) s'est notamment signalé. Mais celui qui a marqué les esprits, c'est Melvyn Richardson (21 ans), parfait au tir (4/4) et dans l'état d'esprit face à l'Espagne. Lui qui est arrivé en cours de compétition. "Quand on fait les changements, ce n'est pas pour faire plaisir aux gens. Je savais très bien que Melvyn était capable de le faire. Je le félicite, il a vraiment répondu présent", a commenté Didier Dinart.

Kentin Mahé dresse le même constat : "Je suis très content de l'entrée de Melvyn (Richardson) qui apporte sa vivacité et son orgueil. Dika (Mem) et Ludo (Fabregas) ont fait un très bon match aussi. Je ne dirai pas que c'est la classe biberon, parce qu'ils portent aussi leur équipe en club."

Reste un point à corriger avant de défier l'Islande dimanche (20h30) : ces 30 buts encaissés. "Un simple relâchement", d'après Vincent Gérard, qui a loué la prestation du gardien adverse, Arpad Sterbik (39 ans, 11 arrêts), "un vieux papy qui nous a un peu mis la misère". Mais un relâchement qui pourrait coûter cher un peu plus tard dans ce Mondial.

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