A l’orée de cette compétition, l’équipe de France faisait partie, au mieux, des outsiders de ce Mondial en Egypte, pas vraiment rassurée par sa prestation lors de la double confrontation face à la Serbie, avec une défaite et un nul dans les valises. Deux tiers de tournoi plus tard, au sortir d’un tour principal conclu avec la manière face au Portugal, laminé un an après avoir fait mordre d’entrée la poussière aux Bleus à l’Euro, les hommes de Guillaume Gille apparaissent désormais comme des candidats crédibles à la victoire finale. Déjà parce qu’il y a peu d’équipe à présenter, comme les Bleus, un bilan immaculé de 6 victoires en 6 sorties.

Le pivot Ludovic Fabregas est un des grands artisans des bonnes performances défensives des tricolores dans ce Mondial - Janvier 2021

Crédit: Getty Images

Seuls le Danemark, champion du monde en titre, ou la Hongrie pourront s’en targuer s’ils l’emportent lundi lors de leur dernier match du tour principal. Au-delà de cette statistique, les Français se sont surtout rassurés sur le plan du jeu, après plusieurs victoires sur un fil face à des nations (Suisse, Algérie, Islande) considérées comme plus abordables. "Ce soir, il faut féliciter tout le monde", a tenu à signaler Ludovic Fabregas, l'un des piliers de la France en défense, en zone mixte après la partie.
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"On nous enterrait un peu..."

"On a parfaitement respecté ce qu'on s'était dit, tout le monde a joué avec beaucoup d'envie et ça s'est vu sur le terrain", a souligné le pivot du FC Barcelone, heureux de la réponse de ses coéquipiers aux doutes qui les accompagnaient lors de leur arrivée au pays des pharaons : "On n'a rien gagné ce soir mais je suis super content des gars parce qu'au début, on nous enterrait un peu, ce qu'on peut totalement comprendre, et on a vu une équipe qui a bien réagi".
"C’est bien, a d’abord sobrement commenté, de son côté, le capitaine Michael Guigou au micro de beIN Sports après la rencontre. Par rapport à ce qu’on avait vécu l’an dernier face à la Norvège et au Portugal (deux défaites qui avaient sorti les Bleus dès le tour préliminaire, NDLR), on est très heureux d’avoir, quelque part, pris notre revanche, en plus avec la manière, c’est top. On a fait un match très sérieux. Dans l’engagement, ça a bien fonctionné pendant une heure, les rotations ont été super, on est très heureux", a fini de commenter Guigou.

La route est encore longue

Dika Mem et Hugo Descat, ont brillé et gonflé les Bleus de confiance, tout comme Timothey N’Guessan, de retour dans le groupe après avoir été préservé lors des quatre derniers matches en raison de douleurs à un adducteur et auteur de plusieurs buts fabuleux pour lancer les siens : "Je suis content de revenir sur le terrain, ça fait du bien, a-t-il confié. J’essaie de jouer avec mes qualités, j’essaie d’être dangereux de loin, Guillaume Gille m’a dit de ne pas hésiter, c’est ce que j’ai fait, j’espère que ça va continuer en quart, on va essayer d’aller le plus loin possible". Jusqu’en finale, quatre ans après le dernier parcours doré des Français ?
"Autant il ne fallait pas jeter le bébé avec l'eau du bain dans les moments un peu compliqués, autant la performance de ce soir il ne faut pas la surévaluer", a tempéré Guillaume Gille, dont la gestion du groupe est pour l’instant salué dans cette compétition. "Je suis content de voir que le boulot paye et que la performance de ce soir additionnée à celle contre la Norvège en début de parcours sont de très belles images de notre équipe et on espère pouvoir continuer à présenter cette forme et ce niveau de performance", a-t-il ajouté, forcément satisfait.

Timothey N'Guessan avec le maillot de l'équipe de France - Janvier 2021

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Sans toutefois oublier de prévenir : "Il y a encore beaucoup de travail et de beaux défis qui nous attendent. On a clairement la capacité à montrer plusieurs visages et on a toujours besoin de stabiliser notre niveau de performance. Ce match (face au Portugal) nous donne un peu plus de confiance et un peu plus de certitudes dans notre jeu, mais le véritable moment clé sera ce quart de finale et il faudra être présent dans trois jours (mercredi) car sinon tout ce qu'on a pu construire aujourd'hui (dimanche) pourrait aussi disparaitre".
"On est juste en quarts de finale", a rajouté de son côté Fabregas. Garder les pieds sur terre, garder, surtout, le même visage que lors de ses deux matches les plus relevés jusqu'ici : c'est à ce prix que les Français pourront espérer, lors de ces matches couperets, décrocher un 7e titre de champion du monde, le 3e en 6 ans.
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