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Nantes bat le PSG (32-28) et se qualifie pour la finale

Nantes s'offre le scalp du PSG et file droit vers son rêve

Le 26/05/2018 à 17:00Mis à jour Le 26/05/2018 à 17:33

LIGUE DES CHAMPIONS - Nantes est en finale ! Samedi, le club des bords de l'Erdre a dominé le leader du Championnat de France en demi-finale de la Ligue des champions. Les Nantais se sont imposés 32-28, à Cologne. Les Nantais, qui n'en sont qu'à leur deuxième participation en Ligue des champions, affronteront Montpellierou le Vardar Skopje.

Incroyable. Irrespirable. Et finalement superbe. Le premier match de ce Final Four de Ligue des champions a très bien lancé le week-end, d’un point de vue du spectacle. Inattendu à ce niveau, pour sa deuxième participation à la plus prestigieuse des compétitions européennes, le HBC Nantes continue d’écrire une histoire folle. Vainqueur du finaliste de la dernière édition et triple champion de France en titre - très terne aujourd’hui -, Nantes n’a pas eu besoin de chance pour l’emporter. Les Nantais ont tout simplement marché sur le favori des bookmakers (32-28).

Dumoulin a fermé la porte

Tout a été parfait du côté des hommes de Thierry Anti, qui ont mené presque d’un bout à l’autre de cette rencontre, et n’auront douté qu’après l’entame de match où Paris était, furtivement, devant au tableau d’affichage. Mais on a très vite senti que l’exploit auquel aspiraient tout le groupe nantais et ses 500 supporters - venus avec leur folie habituelle -pouvait se dessiner. Il y a eu d’abord les impulsions de Dominik Klein, déjà trois fois vainqueur de la compétition, pour éveiller les siens.

Mais que dire du maestro Nicolas Claire (à 2/3 au tir), qui a distribué le jeu à la perfection ou presque, du bulldozer Nicolas Tournat qui a terminé à 100% de réussite au tir (8 buts), et de l’Espagnol David Balaguer qui a parfaitement exploité toutes les pertes de balles parisiennes ? Car les Nantais, surtout connus pour leur adresse offensive, ont livré une grande partie en défense, en contenant le PSG très haut. Et puis en attaque, ils ont poussé leur adversaire à la faute et le vétéran Lazarov (7/8 à 7 mètres) s’est régalé. En face, les hommes de Zvonimir Serdarusic, ont bafouillé en attaque, perdant quantité de ballons.

A croire qu’au-delà du football, le titre européen se refuse aussi à l’équipe de la capitale en handball. Eliminé au même stade en 2016, battu d’un petit but l’an passé en finale, le PSG se consolera peut-être avec le gain de la troisième place, dimanche (15h). Une chose est sûre, malgré les bonnes prestations de Nedim Remili (6 buts) et de Mikkel Hansen (5/8 aux tirs), qui ont permis aux Parisiens de revenir à un but à 4 minutes de la fin (29-28, 56e), l’équipe de Daniel Narcisse a été dégoûtée par Cyril Dumoulin.

Bougé par son entraîneur il y a dix jours après une triste prestation en championnat face à Montpellier, le numéro 2 de l’équipe de France a tout simplement le grand artisan du succès nantais. Il a permis à son équipe de prendre l’ascendant en début de rencontre, avant de lui éviter de se faire rattraper en fin de partie, stoppant notamment un jet de 7 mètres décisif face à Hansen en toute fin de rencontre. Ses 11 arrêts permettent à Nantes de rêver. Et après une telle prestation, difficile de prédire où le H, encore en D2 il y a onze saisons, va s’arrêter.

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