Cette fois, il n’y aura pas de faux départ. Une semaine plus tard que prévu, près de sept mois après son dernier match officiel, le PSG va commencer sa campagne de Ligue des champions et sa saison, ce mercredi soir, sur Eurosport. Avec des fourmis dans les bras et, on l’imagine, une impatience qui a redoublé lorsque le club de la capitale a appris, la semaine dernière, que son match d’ouverture prévu face à Szeged avait été reporté après que plusieurs joueurs de l’équipe hongroise ont été testés positif au Covid-19.

Prandi pour faire oublier Sagosen

Ligue des champions
Promis à l'enfer à Kielce, le PSG, sans Karabatic, va devoir se surpasser
22/10/2020 À 15:28

Un accroc de plus dans une saison au calendrier déjà chamboulé, où les Parisiens ont l'occasion de jouer deux Final Four européens en six mois : celui de la saison dernière prévu en décembre, pour lequel ils sont déjà qualifiés, puis en juin, où il leur faut encore obtenir leur ticket. Le manager général de l’équipe parisienne, Bruno Martini, n’a pas caché sa frustration après l’annonce du report du match à une date ultérieure, alors que le PSG souhaitait le décaler à samedi : "Nous aurions évidemment préféré que le match ait lieu. C’était un moment attendu par toute l’équipe depuis le début de notre préparation. Si une nouvelle date est trouvée, nous souhaitons qu’elle ne soit pas préjudiciable au club", a ainsi averti l’ancien international tricolore sur le site officiel du club.

Commencer en Ligue des champions, plutôt que par la Lidl Starligue, n’est déjà pas une mince affaire et le PSG va en plus devoir se mettre dans le bain face à une équipe qui a déjà un match européen dans les jambes : "Nous recevrons Flensburg sans avoir lancé notre saison alors que le club allemand vient tout juste de s’imposer face à Kielce à domicile (31-30). Le contexte rendra forcément ce rendez-vous encore plus difficile", a regretté Martini. Ce manque de compétition s’est avéré fatal pour l’autre club français en lice dans cette Ligue des champions, Nantes, qui n’a pas tenu sur la longueur face aux Hongrois de Vezprem (24-28) la semaine passée. Habitués à croiser le fer avec les Allemands, qu’ils ont toujours affrontés en phase de groupe de C1 depuis la saison 2015-16, les tricolores, qui ont remporté 9 des leurs 12 derniers matches face à Flensburg, s’attendent donc à suer à grosses gouttes.

Un handicap de plus pour une formation parisienne qui devra aussi peaufiner ses automatismes, alors que l’effectif a été modifié dans les grandes largeurs cet été. Deux joueurs de très haut niveau sont partis, à commencer par le demi-centre et arrière gauche Sander Sagosen, meilleur joueur du dernier championnat de France et dépositaire du jeu parisien, dont le départ à Kiel était programmé depuis un an. Rodrigo Corrales, jusqu’alors en concurrence avec Vincent Gérard dans les cages parisiennes, et dont l’énorme performance face à Nantes la semaine dernière (17 arrêts), rappelle combien son départ sera difficile à combler, a cédé sa place à Yann Genty, un des meilleurs gardiens du championnat hexagonal.

La phase de groupe, une formalité pour Paris ?

Le sextuple champion de France en titre ne s’est pas non plus appauvri, en témoigne son recrutement de qualité : Elohim Prandi, la pépite tricolore au poste d’arrière gauche et l’excellent Dainis Kristopans, l’armoire lettone (2m15), vainqueur de la Ligue des champions en 2019 avec le Vardar Skopje, qui évoluera au poste d’arrière droit. Avec Mikkel Hansen, Nedim Remili et Nikola Karabatic, entre autres, la base arrière parisienne fait encore saliver. Et pour pallier le départ - là aussi programmé - de l’emblématique Luc Abalo à l’aile droite, le PSG a aussi assuré en attirant l’expérimenté Ferran Solé, double champion d’Europe (2018, 2020) avec l’Espagne, et qui évoluait depuis 2016 à Toulouse. Sans oublier l’arrivée, à l’aile gauche, de l’international tricolore Mathieu Grébille.

Il va sans dire que les joueurs de Raul Gonzalez font partie des grands favoris de ce groupe A, où le Vardar Skopje, Kielce, Flensburg voire Porto sont ses plus dangereux concurrents. Loin d’être un mauvais tirage pour les Français, qui ont évité Barcelone, Kiel et Veszprem, autres mastodontes européens, placés dans le groupe B du "H". "L’objectif est de terminer à la première place du groupe", a d’ailleurs confirmé le pivot Luka Karabatic sur le site du PSG.

Une contre-performance d’entrée à domicile, où ils ne perdent quasiment jamais, grillerait un joker des parisiens, qui sont montés en puissance depuis le début de leur préparation, début août. Mais avec seulement trois matches amicaux, tous gagnés, disputés en septembre, face à des équipes d’un calibre inférieur à Flensburg, les Parisiens ont peu de certitudes. Sauf celle de retrouver l’ivresse des grandes soirées de Ligue des champions.

Nikola Karabatic (PSG) face au Barça en Ligue des champions

Crédit: Getty Images

Ligue des champions
Le PSG pourra avoir des regrets
20/10/2020 À 11:46
Championnat D1
Le PSG déroule à Ivry mais perd Nikola Karabatic, blessé à un genou
17/10/2020 À 17:41