Jamais deux sans trois dit l’adage. Brest aimerait bien que cela se réalise ce week-end à Budapest. Après avoir remporté les deux titres nationaux en une semaine et demie, les Brestoises sont désormais tournées vers l’Europe et la possibilité de décrocher un sacre historique. En quête d’un dernier trophée, les Françaises ne seront pas les seules à le chasser. Face à elles, le plateau est sensiblement au même niveau d’expérience. Vipers et Moscou vont comme Brest tenter d’inscrire une première fois leur nom au palmarès. Seul Györ sera en conquête d’une sixième Ligue des champions avec le statut de favori sur le papier. Pourtant, les cartes semblent bien réparties entre les 4 équipes. Il faudra être à 100% dans un Final 4 qui demande de jouer deux rencontres en deux jours. Avec des changements d’entraineurs, des baisses de régime ou une saison tronquée, chaque club aura sa chance à la Papp Laszlo Arena.

Finir le cycle en beauté pour Brest

Pour sa première participation à l’évènement, Brest arrive avec le plein de confiance. Récent champion de France après un retournement de situation dimanche, le club breton a également remporté la Coupe de France une semaine plus tôt. Les joueuses de Laurent Bezeau pourraient presque arriver avec le plein de confiance. Malgré les deux titres dans la besace, tout n’a pas été rose pour les Rebelles. Déjà en Coupe, le BBH a eu du mal à se défaire des Nantaises. En championnat, les Brestoises ont vécu un véritable cauchemar. "On s’est fait marcher dessus" déclarait le technicien. Mais dans les deux cas, elles ont réussi à puiser dans leurs ressources pour surmonter les difficultés. L’enchainement des matchs avait également pu peser dans la balance avec des déplacements à la suite.
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Pour Budapest, Coralie Lassource et ses partenaires auront pu profiter d’une semaine sans rencontre avant de partir pour la Hongrie. Elles ont donc pu préparer plus sereinement leur premier Final Four. D’autant plus que dans cette compétition, seul le CSKA Moscou a réussi à les faire chuter sportivement (Ramnicu Valcea avait gagné 10-0 contre Brest par forfait, NDLR). Si l’adversaire en demi-finale, Györ, a de quoi faire peur, Brest avance avec ses pions face à un adversaire déjà affronté aussi en phase de groupe. Le bilan est d’ailleurs plutôt positif avec deux nuls (27-27 et 25-25), dont l’un était tout proche de voir les Brestoises faire chuter l’ogre du handball féminin. A l’approche de la rencontre, les récentes championnes de France peuvent aborder les finalités européennes comme un bonus. Un bonus qui peut leur offrir un titre européen inédit et un triplé historique.

Györ, le favori blessé

Cinq fois titré, triple tenant du titre, invaincu depuis 55 rencontres dans la compétition européenne... Les statistiques du club hongrois peuvent faire peur et à juste titre. Györ fait office de favori ultime pour ce week-end qu’il connaît si bien. Seule équipe invaincue du tournoi, elle n’a pas vraiment eu de difficultés à atteindre le Final Four, disposant dans l’ordre de Bietigheim et Buducnost. A ce stade de la compétition, Györ n’a jamais perdu sa demi-finale et n’a perdu qu’une fois en finale. Avec ces informations, impossible de se dire que le titre peut leur échapper.
Pourtant, l’équipe des Françaises Nze Minko, Edwige et Leynaud est loin d’avoir traversé un long fleuve tranquille cette saison. Brest, le CSKA et même Odense ont failli obtenir la victoire en Ligue des Champions. Si les Hongroises s’en sont toujours sorties jusqu’ici sur la scène européenne, elles n’ont pas eu autant de chance en championnat. Leur ancien entraineur Gabor Daniy pourra en témoigner. L’ancien entraineur de Györ a été limogé après une défaite inédite contre Ferencvaros. Un revers qui devrait priver de titre national Oftedal et ses coéquipières. C’est Ambros Martin qui a repris l’équipe au cours du mois alors qu’il était initialement prévu pour la saison prochaine. Le technicien espagnol a depuis réussi à décrocher le titre en Coupe de Hongrie. Lui et son équipe avancent à tatillon vers Budapest, avec Brest comme premier obstacle.

Un match serré et une égalisation in extremis : Brest a tenu bon contre Györ

Vipers voudra faire mieux que la première fois

Avec sa deuxième participation, Vipers se retrouve deuxième club le plus expérimenté du Final Four. Déjà présent en 2019, le club norvégien avait terminé à la 3e place après avoir battu le Metz Handball lors de la petite finale. L’équipe encore jeune sur la scène européenne peut s’appuyer sur ses joueuses pour apporter l’expérience sur le terrain. A majorité norvégien, l’effectif compte dans ses rangs des joueuses comme Katrine Lunde, Heiddi Loke ou encore Nora Mork. Dernier et seul représentant du Groupe A, Kristiansand voudra tout donner après une saison compliquée à cause du Covid.
Dans une année tronquée par les restrictions sanitaires de la Norvège, Vipers a beaucoup moins joué que ses adversaires présents en Hongrie. Pendant la phase de groupe, c’est 3 matchs que les Norvégiennes ont perdu sans jouer. Dans le tableau, elles ont dû s’employer pour sortir les Danoises d’Odense avant de dominer Rostov en 1/4 dans une double confrontation sur un week-end. En championnat, à peine la moitié de la compétition a été jouée pour finalement voir les Vipères titrées. Ainsi Mork et les siennes abordent le Final Four avec peut-être l’effectif le plus frais des quatre équipes. Face à Moscou pour sa demi-finale à 18h, dans une confrontation inédite sur les compétitions européennes, elles devront donc être bien en jambes. Avec l’expérience de son effectif, passer a minima la demi-finale est plus qu’envisageable pour cette équipe.
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Moscou : première participation, première victoire ?

Le CSKA est sans doute l’opposée de Györ sur ce Final Four de Ligue des Champions. Le club hongrois est présent depuis quelques années, pour Moscou, il s’agit de toute première participation du dans la compétition européenne. Opposé à Vipers en demi-finale, leurs effectifs se ressemblent. Si l’un est orienté norvégien, le Moscovite est à sensibilité russe. Des joueuses expérimentées accompagnent la montée de leur club sur ses hautes ambitions. Quatre joueuses dans ses rangs ont été championnes olympiques à Rio pendant que sept ont été sélectionnées pour l’Euro 2020. Malgré l’expérience apportée par des Sedoïkina, la forme avec laquelle arrivera le club russe soulève quelques interrogations.
Étiqueté d’un jeu rapide, le CSKA a dans un premier temps été pris de court à Odense. C’était avant de surprendre par son jeu rapide sur la base arrière. Beaucoup de défenses ont été déstabilisées par la vitesse de réalisation de Moscou et le club de la capitale a enchainé les succès jusqu’à en faire trembler Györ (27-27). Même Brest, invaincu avant d’arriver face à Dmitrieva et ses coéquipières, a fini par butter et subir ses deux seuls revers de la compétition. Avec un bilan positif, elles ont fini à la deuxième place du groupe s’offrant un parcours supposé abordable en phase à élimination.
Pourtant, le niveau va commencer à baisser sur ses rencontres. Également encore en course dans toutes les compétitions, son entraineur va être limogé. En Ligue des Champions, par deux fois les Moscovites ont dû s’employer pour se qualifier après avoir perdu la manche aller de 5 buts, avec un jeu moins tranchant. En championnat, elles se sont redonné une bouffée d’air frais en remportant en finale le championnat de Russie face à Rostov. Un rebond alors que le CSKA en était à 4 défaites sur la phase régulière. Le club a ainsi décroché son premier trophée. Mais auront-elles récupéré assez d’énergie pour un Final4 qui en demande tant ?
Nolann Rock
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