Paris est toujours en vie. Opposé au tenant du titre, le THW Kiel, en quart de finale, le club de la capitale a ramené une courte défaite de son déplacement en Allemagne (31-29), lors du match aller joué mercredi soir. Disputé à huis-clos dans une toute petite ambiance assurée par les quelques personnes ayant eu accès à la Sparkassen-Arena Kiel , les hommes de Raul Gonzalez ont concédé un revers qui leur laisse de quoi espérer lors du match retour prévu mercredi prochain à Coubertin.
Dominateurs pendant les trois-quarts de la rencontre, les coéquipiers de Mikkel Hansen ont flanché en toute fin de match. A priori, les Parisiens auront l'appui d'environ 800 personnes dans leur salle pour renverser leur coriace adversaire. C'est un détail qui pourrait avoir son importance.
Désorganisés défensivement et beaucoup pénalisés, notamment par les deux suspensions de Nedim Remili, les hommes au maillot Hechter ont plus tenté de survivre lors des dix dernières minutes qu'autre chose. Un but tardif de Kamil Syprzak, à huit secondes du terme, a permis de réduire l'écart à moins deux et mieux faire passer la pilule de ce match mal maitrisé.
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En première période, Paris avait mené de quatre buts suite à un départ canon, où les interceptions ont fait sa force. Auteur d'un 100% aux jets de 7 mètres, Mikkel Hansen a fait un bien fou à ses coéquipiers avec son réalisme du début à la fin.

Genty avait pourtant démarré fort

Cette seconde période a ressemblé petit à petit à un cauchemar. Revenu en mode sécurité, Paris a perdu le fil après la 40e minute et il n'a jamais pu réellement se remettre dans le match. Le tournant a eu lieu à la 43e minute, quand Paris a été repris à 20-20 alors qu'il avait sécurisé une avance de deux buts, avant de laisser les commandes à la 48e minute (23-22). Ce dérapage incontrôlé a aussi été la conséquence des prestations mitigées des deux gardiens, absents quand leur équipe a réellement eu besoin d'eux.
Entré en cours de match, Yann Genty avait pourtant débuté avec un exceptionnel 4/4 dans ses interventions, avec de terminer le premier acte avec cinq arrêts. Une entame qui laissait présager un très grand match, le portier de 39 ans avait même été le meilleur parisien de la première demi-heure. Sa seconde période a été un contraste total : elle s'est résumée à un seul arrêt et une impuissance chronique face à la puissance de tir des "Zèbres". Vincent Gérard s'est illustré en début et... toute fin de match où il a sauvé les siens d'un écart de quatre buts.
Harald Reinkid, meilleur buteur du match avec 10 réalisations, s'est régalé face à la cage parisienne, tout comme l'inévitable Domag Duvnjak, auteur de 5 buts et d'une seconde période de feu. C'est lui qui a porté ses coéquipiers dans leur mission "remontada". En l'absence de Sander Sagosen, blessé, les autres cadres du THW ont répondu présents chez les Allemands.
Tout n'a pas été noir non plus pour Paris. Outre l'adresse d'Hansen (6 buts), Dylan Nahi (8 buts) et Luc Steins (4) ont été omniprésents dans le secteur offensif. Steins, en mode pile, a même blessé Patrick Wiencek au genou droit après le retour des vestiaires suite à une glissade mal contrôlée. Nadim Remili et Dainis Kristopans ont été en difficulté, principalement après la pause. Tout comme Luka Karabatic, souvent pris par la patrouille. Au jeu du chat à la souris, ce qu'a été ce match, Paris a perdu une bataille, mais pas forcément la guerre.

Dainis Kristopans et le PSG, en action dans la salle de Kiel, en quart de finale aller de la Ligue des champions - 12/05/2021

Crédit: Getty Images

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