Par Kevin Domas
Fin aout 2015, Eurotournoi de Strasbourg. C’est la fin de la préparation estivale pour le Paris Saint-Germain. Parmi les Thierry Omeyer, Nikola Karabatic, Mikkel Hansen et Daniel Narcisse, un petit jeune de 15 ans s’est frayé un chemin, pour faire ses premiers pas avec l’effectif professionnel : Dylan Nahi. Si on se demande, à l’époque, quelle mouche a piqué l’entraineur Noka Serdarusic, depuis, de l’eau a passé sous les ponts. L’ailier gauche a pris du galon, connu ses premières classes en équipe de France et est devenu un des éléments centraux de l’effectif de Raul Gonzalez cette saison.
"Le fait que j’ai longtemps été considéré comme le petit jeune ne me gêne pas, mais je fais tout pour me débarrasser de cette étiquette. Dire que je suis jeune, que j’ai encore le temps, ça peut être des excuses dont je ne veux pas" explique celui qui, à 21 ans, a battu son record de buts sur un match en Ligue des champions la semaine passée, à Celje (10 buts). "Pendant longtemps, on parlait beaucoup de moi, Dylan ci et Dylan ça, mais j’étais sur le banc, je ne jouais que quelques minutes. Et parfois, j’étais dans un bad mood, un peu frustré."
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Un dépar pour Kielce acté depuis... deux ans et demi

Alors, pendant ces années où le jeune Nahi est brandi comme le renouveau du Paris Saint-Germain et de l’équipe de France sans trop voir la couleur du terrain, la pépite polie au centre de formation parisien a travaillé. Et travaillé, et encore travaillé, jusqu’à ce que ses progrès rendent impossibles pour ses entraineurs de le cantonner en bout de banc. "C’était la seule chose sur laquelle j’avais le contrôle. Les choix du coach, je n’ai pas d’influence dessus. Alors je me donne à fond pour progresser et devenir un meilleur joueur" explique-t-il. Dans une configuration pourtant compliquée, alors que son départ pour Kielce est acté depuis deux ans et demi et programmé pour juin, Raul Gonzalez le préfère à Mathieu Grébille. Un fait assez rare dans le handball, où les joueurs dont le départ est acté sont souvent relégués sur le banc de touche.
"Pour moi, il est un joueur comme un autre. Tant qu’il est capable d’apporter à l’équipe, il jouera" disait le coach espagnol en début de saison. De toute façon, impossible pour Gonzalez d’ignorer la plus-value apportée par son ailier gauche cette saison. Peut-on aller jusqu’à dire qu’il a passé un cap ? "Je ne sais pas, ce qui est sûr c’est que le travail effectué paye. J’ai juste envie de continuer sur cette lancée pour devenir le meilleur joueur possible" assène Nahi, plein d’assurance. Si on avait vu Nahi particulièrement marqué quand Paris, au Final Four de la dernière Ligue des champions, avait éliminé en demi-finale, désormais, la déception semble oubliée. Ne pas avoir été retenu en équipe de France ces derniers temps, cela ne semble pas non plus le traumatiser.
"Ça fait partie des trucs que je ne contrôle pas, ça aussi. C’est ce que je montre en club qui fait que je suis sélectionné, ou non. Je travaille sur tout ce que je peux maitriser, et si le sélectionneur doit m’appeler, tant mieux" écarte-t-il. La meilleure façon de mettre Guillaume Gille dans l’embarras, dans le bon sens du terme, est de tout casser avec le Paris Saint-Germain, ce qu’il fait actuellement. Et avant de partir, l’objectif d’aller chercher la Ligue des champions avec son club formateur est omniprésent. "C’est le Graal pour tous les joueurs. Mais on sait qu’il faudra encore rester sérieux jeudi soir, faire le job pour assurer la qualification. Le reste, on y pensera après" termine-t-il. En six ans, Dylan Nahi a appris la patience et sait désormais que mettre la charrue avant les boeufs ne sert à rien.
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