Abalo : "Pas si facile"

Abalo : "Montpellier reste l'équipe à battre"
Par AFP

Le 13/09/2012 à 17:55Mis à jour Le 13/09/2012 à 20:46

Tête de gondole du Paris SG Handball, Luc Abalo vient jouer les premiers rôles avec le club parisien, mais il demande du temps. L'ailier droit rejette la pression sur les champions en titre montpelliérains, "l'équipe du moment" à l'heure de débuter une nouvelle saison, dès vendredi contre Cesson.

Qu'est-ce qui vous a séduit dans le projet du PSG?

Luc ABALO : C'est un grand club le PSG, un club légendaire. Qu'il s'allie avec le handball était une opportunité pour moi de rentrer sur la région parisienne. C'était une envie que j'avais depuis un an, avant même d'entendre parler du projet du PSG. A la base, je voulais rentrer sur Ivry, ma ville natale. Mais le PSG c'est plus grand. Cela me permet de continuer à jouer au plus haut niveau. J'étais quand même à Madrid avant où on jouait le titre tous les ans.

Les moyens du Qatar permettent de viser très haut?

L. A. : Bien sûr mais le sport c'est aussi du travail, il ne suffit pas d'avoir une équipe. On a eu plein d'exemples au foot. Monter une grosse équipe c'est bien. Mais après il faut qu'elle prenne et qu'il y ait l'harmonie nécessaire pour gagner les matches et pourquoi pas le championnat.

Quel sera le principal piège à éviter?

L. A. : Il ne faut pas qu'on se mette une pression qui n'a pas lieu d'être. C'est clair qu'il y a de grosses attentes sur nous. Cette équipe crée la curiosité, tout le monde a envie de voir ce que ça va donner. Nous aussi on va être attentifs pour ne pas faire de bêtises. Mais ça fait à peine trois semaines qu'on s'entraîne.

Malgré tout beaucoup vous voient déjà comme favori.

L. A. : C'est normal, il y a des joueurs de qualité dans cette équipe. Le meilleur joueur 2011, des joueurs de l'équipe de France, un Croate qui fait partie d'une des meilleures sélections du monde. C'est normal d'être considéré comme un favori. Mais notre rôle à nous est aussi de faire comprendre aux gens que ça ne va pas être si facile. Montpellier est toujours l'équipe à battre. Là-bas aussi il y a de très grands joueurs. C'est l'équipe du moment.

Le PSG est-il l'équipe du futur?

L. A. : Je l'espère. On verra.

La salle Coubertin n'est pas trop petite pour vos ambitions?

L. A. : Non c'est une salle qui peut être très chaude parce qu'on est très proches du public. C'est ce qu'il faut pour mettre la pression sur les adversaires. Si le public arrive à nous porter ça va nous donner des ailes. On n'aura plus à réfléchir sur le terrain, on fera tout à fond.

A titre individuel, avez-vous digéré les JO?

L. A. : Il ne faut justement pas digérer les Jeux mais continuer sur notre nuage. Je pense à Samuel Honrubia qui ne rate pas un tir depuis les Jeux. Je lui dis: "Bah continue !" Il faut rester dans cette euphorie et cet état de confiance.

Est-ce un plaisir de retrouver deux coéquipiers de l'équipe de France?

L. A. : Surtout Didier (Dinart) en fait car je pensais que nos chemins allaient se séparer avec toutes ces histoires de transfert à l'Atletico. Quant à Samuel (Honrubia), je me suis lié d'amitié avec lui en équipe de France et je suis vraiment content de jouer avec lui. En plus on est tous deux passionnés de guitare. On va jouer ensemble de temps en temps pour décompresser un peu.

Cette saison, onze des quinze champions olympiques vont jouer en France...

L. A. : C'est une vraie force, c'est ce qu'on a toujours voulu, ce que la Ligue s'est battue à mettre en place. On va tout faire pour être au niveau attendu. Moi j'ai envie de jouer encore dix ans. Je suis content de revenir en France alors que je suis en forme et pas sur la fin.

Est-ce intéressant financièrement de jouer au PSG?

L. A. : Nous, pour tout ce qui touche au salaire c'est confidentiel. Mais ce n'est pas la même échelle que le foot. Vous savez moi mon but c'est d'être heureux dans la vie. Je mange bien, c'est le plus important pour moi. De toute façon ce n'est pas comparable avec le foot. Et puis je n'aime pas parler argent.

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