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Guigou : "Quand on mettra cette médaille à côté des autres, c'est elle qui ressortira"

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Michael Guigou lors de la finale des Jeux Olympiques 2016

Crédit: AFP

ParLaurent Vergne
21/08/2016 à 20:49 | Mis à jour 21/08/2016 à 20:49
@LaurentVergne

JO RIO 2016 – Michael Guigou était un des cinq Tricolores en quête d'un troisième titre olympique consécutif dimanche. La défaite en finale contre le Danemark (28-26) l'a privé de ce triplé mais le Montpelliérain ressent plus de fierté que de déception.

A chaud, que ressentez-vous après cette défaite en finale ?

M.G. : Au final, je ressens quand même de la fierté. On aurait pu s'écrouler beaucoup plus tôt dans cette compétition. On a été mis d'entrée en difficulté par la Tunisie, battus par la Croatie, malmenés par le Brésil mais on s'était accroché. Contre l'Allemagne, on domine le match mais ça se joue au finish. On peut quand même être fier de notre parcours.

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La meilleure équipe a gagné dimanche ?

M.G. : On est tombé sur une bonne équipe du Danemark aujourd'hui, qui a su être patiente. De notre côté, on n'a pas réussi à avoir la lucidité et la fraicheur. Les Danois ont eu un peu de réussite par moments, des lucarnes, des poteaux rentrants, mais ils sont vraiment allés chercher leur victoire. Bravo à eux.

Vous avez couru après le score pendant toute la seconde période. Quand vous êtes revenus à -1 (26-25), avez-vous cru à la victoire malgré tout?

M.G. : On a essayé d'y croire... Mais il y a toujours eu un petit quelque chose qui nous a empêchés de recoller complètement. On n'a jamais pu égaliser. Un tir raté, une décision arbitrale... Ce sont des signes qui ne trompent pas. On le sait, ça tient à des détails. On a une balle de +3 en première mi-temps, on nous siffle un passage en force sévère. Après, sur des bras levés de l'arbitre, ils arrivent à marquer au dernier moment. Tout ça se joue à rien. Il nous a manqué d'être devant au score, tout simplement.

Dans notre immense carrière, où placerez-vous cette médaille d'argent ? Vous faudra-t-il quelques jours pour la trouver vraiment belle ?

M.G. : Non, elle est déjà belle aujourd'hui. Puis quand on la mettra à côté des autres, c'est celle qui ressortira le plus finalement (sourire). Je crois qu'il faut être fier de ce qu'on fait. Pour les anciens, c'est plus facile. Les jeunes seront forcément plus déçus, c'est normal. A eux de s'en servir pour rebondir et apporter cette détermination supplémentaire qui nous a peut-être manqué aujourd'hui.

Aucun regret de manquer ce triplé historique, que personne n'a jamais accompli ?

M.G. : L'histoire, quand tu es joueur... Je suis déçu, là, sur le moment, parce que je pense qu'on avait encore l'équipe pour aller chercher ce titre et battre le Danemark. Mais je suis fier de ma compétition, fier de ce que j'ai apporté à l'équipe, de ce que j'ai vécu, sur le terrain mais pas seulement, avec ce groupe. Ce n'est pas passé, mais même si ce sont certainement mes derniers Jeux Olympiques, je n'ai pas de grand, grand regret après cette finale.

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