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Le basket à Bercy, le judo sous la Tour Eiffel : Paris 2024 modifie (légèrement) sa carte des sites

Le basket à Bercy, le judo sous la Tour Eiffel : Paris 2024 modifie (légèrement) sa carte des sites
Par AFP

Le 04/10/2018 à 18:03Mis à jour Le 04/10/2018 à 18:04

Le patron des Jeux Olympiques de Paris 2024 Tony Estanguet, a présenté jeudi devant la commission exécutive du Comité international olympique, à Buenos Aires, une nouvelle carte des sites, où les places fortes sont maintenues malgré une poignée de modifications.

Ces changements, validés par le CIO, n'impactent pas le concept général, avec deux poumons : à Saint-Denis où se dresse déjà le Stade de France (athlétisme, natation), et au coeur de Paris, sur les bords de la Seine et au pied de monuments prestigieux comme la Tour Eiffel (beach-volley, triathlon, marathon), les Invalides (tir à l'arc), le Grand Palais (escrime, taekwondo) ou les Champs-Elysées (cyclisme sur route).

Ce décor de prestige pour les épreuves, susceptible de séduire les diffuseurs et valoriser les droits télé, a été l'un des atouts de la candidature parisienne. Un nouveau site s'ajoutera au pied de la Tour Eiffel, celui du Grand Palais éphémère, qui accueillera le judo et la lutte. Ces deux sports étaient initialement prévus à Bercy, qui abritera finalement toutes les compétitions de basket-ball.

Le Grand Palais éphémère, implanté sur le Champ de Mars en 2021, a été conçu à l'origine pour accueillir les manifestations artistiques du Grand Palais pendant ses travaux de rénovation (2021-2023). "On est venu se greffer là-dessus. On demande de prolonger l'usage, on paiera pour ça" sur le budget du comité d'organisation, qui ne dépend pas de fonds publics mais privés, expliquait il y a quelques jours le directeur de cabinet de Tony Estanguet, Michaël Aloïsio.

Il compense la suppression d'un site dans la zone du Bourget, où des risques de surcoûts ont été pointés du doigt. Résultat, le volley-ball et le tir y sont maintenus, mais pas le badminton, qui a trouvé un point de chute dans le nord de Paris, à l'"Arena 2". Cette enceinte doit encore être construite par la mairie de Paris.

Tony Estanguet, vice-président de la commission des athlètes du CIO (le 4 juin 2016 à Roland-Garros)

Tony Estanguet, vice-président de la commission des athlètes du CIO (le 4 juin 2016 à Roland-Garros)AFP

Les fédérations ont validé ces changements

Un autre changement avait été entériné en juin, au centre aquatique olympique de Saint-Denis, qui sortira de terre juste à côté du Stade de France. Face au risque de dérive budgétaire, soulevé dans un rapport officiel, le seul grand équipement sportif construit pour les JO sur fonds publics a été redimensionné pour accueillir le water-polo et le plongeon, tandis que les épreuves de natation auront lieu dans un bassin couvert et démontable, entouré de tribunes éphémères (15.000 places) et de deux bassins d'entraînement provisoires, financés par le Cojo. Les trois bassins démontables ont vocation à être réimplantés en Seine-Saint-Denis après les JO.

Au total, six sports ont été impactés, mais les fédérations internationales ont toutes validé ces changements, souligne le Cojo. Les autres sports ne bougent pas, à l'instar de l'équitation (Château de Versailles), du tennis et de la boxe (Roland-Garros) ou du handball et du tennis de table (porte de Versailles). La carte complète et définitive des sites sera révélée fin 2020, quand le CIO aura choisi les sports invités, au-delà des 28 du programme olympique.

En plus des cinq sports additionnels de Tokyo (surf, karaté, escalade, baseball/softball, skateboard), d'autres frappent à la porte des Jeux, comme la pétanque, le squash ou le ski nautique. Seule certitude, il n'y aura pas de place pour tout le monde. Soucieux que les JO soient moins taxés de gigantisme, le CIO a décidé que le nombre de sportifs serait limité à 10500 pour l'édition de 2024, contre 11000 à Tokyo 2020.

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