Comment va se dérouler la cérémonie d'ouverture des JO de Paris 2024 ? Nul doute que le sujet sera évoqué entre Tony Estanguet, le patron du Comité d'organisation des JO (Cojo), et les représentants du Comité international olympique (CIO), arrivés mardi pour passer deux jours dans la capitale et faire le point sur le niveau d'avancement des JO prévus dans plus de deux ans. La cérémonie d'ouverture, un point à l'ordre du jour lors du prochain conseil d'administration du Cojo le 13 décembre, est un temps fort de chaque olympiade, et peut-être plus encore avec cet ambitieux projet de sortir du stade.
L'idée de faire défiler les délégations sur des embarcations sur la Seine dans la capitale avec le public sur les quais, soulève "de nombreuses questions en terme de sécurité", résume auprès de l'AFP un cadre de la police parisienne.

"En train de se rapprocher"

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D'un côté, les organisateurs des JO et la Mairie de Paris, soutenus dans leur projet par Emmanuel Macron, qui souhaitent marquer les esprits avec une "fête populaire" selon les mots d'Anne Hidalgo, en rassemblant le plus de monde possible, "autour de 2 millions dans le projet initial", rappelle une source proche de la mairie. De l'autre, la police parisienne, maître d'oeuvre de la sécurité de l'événement, qui plaide pour une limitation du public, loin des ambitions des organisateurs.
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Des points de vue jusqu'ici irréconciliables. Il y a quelque mois, la police parisienne a fait part de ses réserves lors d'une réunion avec Anne Hidalgo, Tony Estanguet et Michel Cadot, le délégué interministériel aux JO (Dijop), en expliquant vouloir limiter le public à 250.000 personnes, selon une source proche des négociations. Une estimation qui n'a pas été du tout du goût de l'édile parisienne, qui a relevé que lors des festivités du 14 juillet, la capitale accueillait près d'un million de personnes, selon cette source.
Un comité interministériel sur le sujet il y a un mois à Beauvau n'a pas débouché sur une ligne claire, même si un conseiller ministériel avait qualifiée la réunion de "constructive". Le timing a récemment été donné par Jean Castex il y a plus d'une semaine: le Premier ministre a demandé au ministre de l'Intérieur des propositions sur la sécurisation de la cérémonie "d'ici la fin de l'année".
Si les positions étaient "assez éloignées" il y a plusieurs semaines, "c'est en train de se rapprocher", assure toutefois cette source proche de la Mairie de Paris. "Honnêtement, l'ambition qui était de rassembler le plus de monde possible, que ce soit 1 million ou 50.000 personnes, est toujours là. Mais cela se fera évidemment en prenant en compte les conditions de sécurité, et si on doit revoir à la baisse, on le fera", assure cette source.
Le souci ce sont les quais haut
Techniquement, les quais les plus bas, les plus près du niveau de la Seine pourraient être aménagés avec des tribunes pour permettre au public de s'asseoir et de profiter de la cérémonie. Une zone où pourraient a priori être installés notamment les officiels et VIP, "avec des parties à billetterie payante", selon la source ayant connaissance des négociations.

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"Le souci, ce sont les quais haut, qui pourraient accueillir le public sans ticket. C'est là où les points de vue divergent sur ce qu'il faudrait faire", assure ce cadre de la police. "Il faut qu'on puisse filtrer. Imaginez qu'un terroriste s'infiltre dans la foule, il faut pouvoir prévenir ce genre de scénario". Les policiers plaident pour établir une zone tampon de plus d'un mètre cinquante, pour éviter que des personnes ne tombent, mais qui ne permettrait pas du coup au public d'apercevoir les bateaux défilant sur la Seine. Le projet n'est en tous les cas pas remis en cause, malgré les réserves des forces de l'ordre.
"Mais les choses peuvent vite changer vous savez, tempère la source proche des négociations: il suffit qu'Emmanuel Macron ne soit pas réélu dans quatre mois et que le ou la nouvelle présidente change d'avis sur le sujet".
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