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Dopage : le Comité olympique russe "fera tout" pour que la Russie soit à Tokyo

Dopage : le Comité olympique russe "fera tout" pour que la Russie soit à Tokyo
Par Eurosport

Le 28/11/2019 à 11:15

Le Comité olympique russe a promis jeudi de "tout faire" pour que la Russie soit présente aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020, malgré les lourdes sanctions recommandées par l'Agence mondiale antidopage (AMA) qui accuse Moscou de falsification.

"Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que notre équipe soit aux JO de Tokyo sous les couleurs du drapeau russe. Et nous y voyons des raisons objectives", a déclaré le président du Comité russe Stanislav Pozdniakov, cité par l'agence Ria Novosti. "Selon la charte olympique, la compétition ne se déroule pas entre les pays mais entre les sportifs", a-t-il poursuivi, affirmant qu'il ne pouvait y avoir "aucun obstacle objectif à une participation pleine et entière aux Jeux, hormis pour les sportifs de la Fédération russe d'athlétisme" au centre des accusations de dopage.

M. Pozdniakov a jugé que d'éventuelles sanctions visant le Comité olympique russe seraient "infondées et partiales, inacceptables du point de vue du droit et du point de vue de la logique". "Nous poursuivons la préparation pour les Jeux de Tokyo", a-t-il ajouté, précisant que le Comité olympique russe a déjà dépensé 900 millions de roubles (64 millions d'euros) pour cette préparation. La délégation russe sera composée de 670 personnes, dont 400 sportifs.

Le Kremlin "prêt à coopérer"

Le comité exécutif de l'AMA doit décider le 9 décembre, à Paris, si elle suit les recommandations de son comité, qui a préconisé l'exclusion de la Russie pendant quatre ans des Jeux olympiques et de toute compétition internationale.

Vladimir Poutine lors de la cérémonie d'ouverture de la Coupe du monde 2018.

Vladimir Poutine lors de la cérémonie d'ouverture de la Coupe du monde 2018.Getty Images

Selon le comité de révision de la conformité (CRC), la Russie aurait fait disparaître des "centaines" de résultats de contrôles antidopage suspects de ses fichiers transmis à l'AMA au début de l'année. Or, la remise de ces données était une condition indispensable pour lever de précédentes sanctions contre l'agence antidopage russe (Rusada), au coeur d'un système de dopage institutionnel entre 2011 et 2015.

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