Teddy Riner

  • Judo, +100kg (vendredi 30 juillet)
Pouvait-il en être autrement ? Déjà victorieux en 2012 et en 2016, Teddy Riner vise logiquement un troisième sacre à Tokyo. Cela le ferait entrer plus encore dans la légende de sa discipline, puisqu’il égalerait Tadahiro Nomura, seul judoka triple champion olympique (1996, 2000, 2004). Le poids lourd français, qui s’est rarement aligné en compétition ces dernières années et a perdu son incroyable invincibilité à Bercy, en février 2020, se remet toutefois d'une blessure à un genou et semble avoir bien moins de marge sur la concurrence que par le passé.
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Comment vit-on à côté d'un grand champion comme Riner ? Alexandre Iddir répond

Pauline Ferrand-Prévot

  • VTT, cross-country (mardi 27 juillet)
Le report d’un an des Jeux Olympiques a été bénéfique à Pauline Ferrand-Prévot, qui avait dû à nouveau passer sur le billard en janvier 2020 et aurait probablement peiné à retrouver son meilleur niveau avant l’été. Depuis, la Rémoise a repris des couleurs, étant sacrée coup sur coup championne du monde (pour la troisième fois) et championne d’Europe (grande première) à l’issue de l’année écoulée. Elle arrive donc à Tokyo avec un statut à assumer et, surtout, la ferme volonté d’effacer le mauvais souvenir de Rio (abandon). Sa compatriote Loana Lecomte, qui l'a battue aux derniers championnats de France, entend cependant bien lui voler la vedette.

Kévin Mayer

  • Athlétisme, décathlon (mercredi 4 et jeudi 5 août)
Il y a cinq ans, Kévin Mayer avait crevé l’écran lors du rendez-vous carioca. Mais, devancé par Ashton Eaton, il avait dû se contenter de l’argent. Qu’à cela ne tienne, le sociétaire de l’AC Montpellier a rapidement montré qu’il était prêt à s’installer au premier plan. En remportant le titre planétaire, en 2017 à Londres, puis en établissant un nouveau record du monde, un an plus tard à Talence (9 126 points). Le décathlonien tricolore, qui devra se méfier du Canadien Damian Warner, rêve désormais de s’installer sur le toit de l’Olympe.

Kevin Mayer

Crédit: Getty Images

Clarisse Agbegnenou

  • Judo, -63kg (mardi 27 juillet)
Elle est quintuple championne d’Europe, quintuple championne du monde, n°1 incontestée de sa catégorie… mais elle n’a pas encore obtenu de médaille d’or aux JO. Co-porte-drapeau de la délégation française avec Samir Aït-Saïd, Clarisse Agbegnenou débarque au Japon avec pour seul but de remporter le seul titre qui manque à un palmarès déjà XXL. "La Tigresse", qui a bien grandi depuis sa finale perdue en 2016, a tout mis en œuvre pour parvenir à ses fins. Ses adversaires sont d’ores et déjà prévenues.

Sarah-Léonie Cysique : "Clarisse Agbegnenou est un modèle"

Mélina Robert-Michon

  • Athlétisme, lancer du disque (samedi 31 juillet et lundi 2 août)
L'Iséroise s'apprête à disputer les Jeux Olympiques pour la sixième fois de sa carrière. Remarquable de longévité, Robert-Michon l'a aussi été de patience. Elle a attendu 16 ans, entre Sydney et Rio, pour s'offrir sa première médaille olympique. L'argent, à Rio. A 42 ans, elle vise désormais l'or à Tokyo. Objectif annoncé, et assumé. Celle qui souhaite également participer aux Jeux de Paris en 2024 a remporté son 20e titre de championne de France en juin dernier, et a réalisé du côté de Vénissieux son meilleur lancer (65,30 m) depuis les Mondiaux de Londres en 2017.

Mélina Robert-Michon a remporté à 41 ans un vingtième titre estival de championne de France du lancer du disque - 26 juin 2021

Crédit: Getty Images

Les handballeuses… et les handballeurs

  • Du samedi 24 juillet au dimanche 8 août
Une médaille d'argent à Rio en 2016, un titre mondial en 2017, un sacre européen en 2018, une deuxième place continentale en 2020 : les Bleues ne peuvent arriver avec d'autres intentions que l'or au Japon. Un sacre qui serait la suite logique de leur progression, ce qui est moins évident chez les garçons, à première vue. On parle bien sûr d'une équipe double-championne olympique (2008, 2012) et finaliste à Rio. Mais les coéquipiers de Nikola Karabatic cherchent un nouvel élan et sont moins dominateurs qu'il y a quelques années. Ils n'ont pu faire mieux qu'une quatrième place lors des Mondiaux disputés en janvier dernier.

Vincent Luis

  • Triathlon (de lundi 26 à mardi 27 juillet)
Quand on parle du numéro un mondial, qui est aussi le double-champion du monde en titre, on parle forcément médaille d'or. Reste que le triathlète de 32 ans ne reste pas sur une très bonne expérience aux Jeux, avec une décevante 7e place à Rio. Pour sa troisième participation aux JO, il peut tout simplement devenir le premier triathlète français médaillé olympique. Il devra pour cela se méfier du Norvégien Kristian Blummenfelt, en très grande forme.

Vincent Luis

Crédit: Getty Images

Yannick Borel, en individuel et par équipes

  • Escrime, épée (dimanche 25 et vendredi 30 juillet)
Champion d'Europe, du monde et n°1 planétaire : en 2018, Yannick Borel était tout en haut. S'il est légèrement redescendu depuis, la faute en partie à une opération au poignet droit, le Guadeloupéen reste un redoutable client pour ses adversaires et un très sérieux prétendant à l’or olympique, en individuel… et par équipes. Chef de file d’une sélection qui comprend aussi Alexandre Bardenet, Ronan Gustin et Romain Cannone, celui que l’on surnomme "Zlatan" aura à cœur de perpétuer la tradition. Les épéistes français trustent en effet la première marche du podium sans discontinuer depuis 2004 (l’épreuve n’était pas au programme en 2012).

Borel et le report des Jeux "J’ai eu le moral à zéro"

Charline Picon

  • Voile, RS:X (du dimanche 25 au samedi 31 juillet)
Titrée à Rio il y a cinq ans, la Rochelaise fait clairement partie des favorites à sa propre succession. Si elle réédite sa performance de 2016, elle deviendra la première femme double championne olympique de planche à voile. Double médaillée d'argent mondiale et double championne d'Europe depuis son retour à la compétition en 2018 – elle était devenue maman après sa médaille d'or à Rio – elle devrait livrer une lutte acharnée avec la Néerlandaise Lilian de Geus.

Élodie Clouvel

  • Pentathlon moderne (vendredi 6 août)
La quintuple championne de France est déjà entrée dans l'histoire en devenant la première athlète française à aller chercher une médaille olympique en individuel. C'était l'argent, à Rio, au cours d'une année 2016 qui l'avait aussi vue se classer deuxième des Mondiaux en individuel. Une performance qu'elle a rééditée en juin dernier, pour un regain de confiance qui arrive au meilleur des moments. Kate French, Laura Asadauskaite et la pépite hongroise Michelle Gulyás seront ses principales concurrentes.

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