Avec quelles ambitions se présente l'équipe de France paralympique à 100 jours du début des Jeux ?
Jean MINIER : Pour Tokyo, compte tenu des incertitudes sanitaires et de l'état de forme des athlètes, nous avons choisi de ne pas donner d'objectif en nombre de titres ou de classement par nations, mais nous visons 35 médailles. Ce serait davantage qu'à Rio (28) et l'objectif est d'entamer une pente ascendante avant Paris, où nous espérons atteindre 50 médailles.
Nous aurons environ 150 athlètes dans 19 des 22 sports représentés lors de la compétition. Cela situe la France comme une des nations fortes en matière de représentation. En comptant les encadrants, nous serons 250, quand les plus grosses nations comme les Etats-Unis, la Chine ou le Royaume-Uni viendront à 400.
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La préparation des athlètes a-t-elle été suffisante malgré la crise sanitaire ?
J.M. : On a été agréablement surpris de leur état de forme dans l'ensemble. Des mesures ont été prises pour faciliter leur préparation, comme des dérogations à la limitation des déplacements pour leur permettre de s'entraîner. Après, il est difficile de connaître le niveau de forme des concurrents.
Les athlètes sont aussi compréhensifs par rapport aux contraintes sanitaires, comme les stades vides, et ils savent que les Jeux sont une fenêtre irremplaçable pour eux. Ils peuvent être dix fois champions de France dans une discipline paralympique, et rester dans l'anonymat. Mais avec un podium paralympique, la vie change grâce à la médiatisation de l'événement.
Au-delà des Jeux de Tokyo, la délégation française prépare aussi Paris-2024 ?
J.M. : Les Jeux (de Tokyo) sont plus que jamais un tremplin vers ceux de Paris, notamment car ils sont très rapprochés. Découvrir de nouveaux talents, inverser une courbe en trois ans, c'est complexe. Paris est dans le viseur, bien plus que si les Jeux s'étaient déroulés en 2020.
L'enjeu monumental, c'est de passer de stades peut-être vides à Tokyo, en raison de la crise sanitaire, à des stades pleins à Paris. 80.000 personnes au stade de France pour les paralympiques, il y a encore un +gap+ à franchir. L'objectif est aussi que les gens viennent voir des athlètes qu'ils connaissent, pas juste pour faire le nombre, afin de réussir des Jeux populaires. Pour cela, il faut aussi que les sports paralympiques sortent de l'anonymat et les Jeux de Tokyo y contribuent.
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